Patentable ! (Breveter l’univers)
tagged conceptual art and patent
Bien souvent les formes légales poussent dans ses extrêmes la rigueur de la définition des choses. L’expérience de Brancusi a aidé à définir l’œuvre, on a pu par ailleurs observer qu’un brevet pouvait définir le contour d’un territoire dont l’exploitant tirerait, avec un certain talent, un maximum de profit. C’est en effet une singularité de la propriété intellectuelle que de porter plus souvent sur les mots qui définisse le périmètre que sur la matérialité des territoires qu’ils délimitent. Le brevet est probablement la forme la plus primitive et la moins discutable de l’art conceptuel, et on comprend que Marcel Duchamp, grand joueur d’échecs, ait su préférer en son temps le concours Lépine au salon des refusés.
A l’heure où l’on peut déposer un brevet sur l’ADN des humains, quelques propositions de brevets que l’on regrettera éternellement de n’avoir su, par l’age ou l’expérience, déposer en leur temps, afin de pouvoir en offrir la jouissance libre et gratuite à l’humanité. C’eut été probablement l’occasion d’en tirer un bénéfice secondaire qui en d’autres temps aurait valut qu’on nous érige des temples, qu’on nous offre des sacrifices ou au moins des chants pour nous aider à accepter finalement d’en être trop souvent soi-même, au sens légal du terme, le protégé.
L’image IMG-V0.1
Dispositif qui juxtapose, sur toute forme de support bidimensionnel, des variations d’intensité lumineuse ou colorimétrique. La répartition spatiale des zones colorées permet, par analogie formelle, l’identification d’un ou de plusieurs sujets référents. Le référent peut être bidimensionnel ou tridimensionnel, fixe ou animé. La représentation peut être fixe ou dynamique. Le support peut être lui-même appliqué sur une surface à la géométrie variable.
Read the rest of this entry »
Popularity: unranked [?]
