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	<description>Art to survive in the open dumpster of memory</description>
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		<title>Patentable ! (Breveter l’univers)</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Aug 2009 07:33:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bien souvent les formes légales poussent dans ses extrêmes la rigueur de la définition des choses. L’expérience de Brancusi a aidé à définir l’œuvre, on a pu par ailleurs observer qu’un brevet pouvait définir le contour d’un territoire dont l’exploitant tirerait, avec un certain talent, un maximum de profit. C’est en effet une singularité de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bien souvent les formes légales poussent dans ses extrêmes la rigueur de la définition des choses. L’expérience de Brancusi a aidé à définir l’œuvre, on a pu par ailleurs observer qu’un brevet pouvait définir le contour d’un territoire dont l’exploitant tirerait, avec un certain talent, un maximum de profit. C’est en effet une singularité de la propriété intellectuelle que de porter plus souvent sur les mots qui définisse le périmètre que sur la matérialité des territoires qu’ils délimitent. Le brevet est probablement la forme la plus primitive et la moins discutable de l’art conceptuel, et on comprend que Marcel Duchamp, grand joueur d’échecs, ait su préférer en son temps le concours Lépine au salon des refusés.</p>
<p>A l’heure où l’on peut déposer un brevet sur l’ADN des humains, quelques propositions de brevets que l’on regrettera éternellement de n’avoir su, par l’age ou l’expérience, déposer en leur temps, afin de pouvoir en offrir la jouissance libre et gratuite à l’humanité. C’eut été probablement l’occasion d’en tirer un bénéfice secondaire qui en d’autres temps aurait valut qu’on nous érige des temples, qu’on nous offre des sacrifices ou au moins des chants pour nous aider à accepter finalement d’en être trop souvent soi-même, au sens légal du terme, le protégé. </p>
<p>L’image IMG-V0.1<br />
Dispositif  qui juxtapose, sur toute forme de support bidimensionnel, des variations d’intensité lumineuse ou colorimétrique. La répartition spatiale des zones colorées permet, par analogie formelle, l’identification d’un ou de plusieurs sujets référents. Le référent peut être bidimensionnel ou tridimensionnel, fixe ou animé. La représentation peut être fixe ou dynamique. Le support peut être lui-même appliqué sur une surface à la géométrie variable.<br />
<span id="more-369"></span><br />
Le monde WRLD-V0.9<br />
Assemblage combinatoire de particules produit de manière à constituer un nombre déterminé de combinaisons. Les assemblages de particules sont susceptibles d’être à leur tour combinés entre eux constituant des substrats qui en fonction de leur agencement pourront définir des entités complexes en nombre indéterminé. Les particules sont de niveau suffisamment bas dans la hiérarchie des composants pour qu’aucune entité ne puisse être considérée comme résultant de leur assemblage.</p>
<p>La vie LF-V1.0<br />
Extension du brevet WRLD-V0.9. Atteignant un certain niveau de complexité l’assemblage de second degré des particules peut constituer une forme dynamique, évolutive et auto générative susceptible d’interactions complexes entre les entités résultantes.</p>
<p>La mort DTH-V0<br />
Le dispositif rend possible l’arrêt de tout dispositif dynamique dans l’exercice de son autonomie relative. Le dispositif interrompt les chaînes causales résultant de la mise en mouvement des particules et désactive les fonctions organiques et cognitives afférentes. Le dispositif rend possible la neutralisation, intentionnelle ou non, des processus en cours dans l’application des propriétés des brevets WRLD-V0.9 et LF-V1.0. Il constitue une extension de ces brevets.</p>
<p>Le désir DSR-V0.001<br />
Le dispositif protégé par ce brevet permet l’activation d’une absence variable dans la chaîne causale qui déclenche des actions semi autonomes visant à combler ce manque, réel, imaginaire ou symbolique. La mise en œuvre de ce dispositif permettra l’activation de fonctions complétives, substitutives ou palliatives à rendement variable. Dans ce dispositif, le concept de satisfaction est évoqué à des fins d’optimisation du rendement du système. Ce concept assume une fonction de catalyse dans la mesure où il favorise la réaction sans y participer.</p>
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		<title>L’improduction</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Jun 2009 21:26:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[Already Written Text (AWT)]]></category>
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		<description><![CDATA[Je soutenais en décembre dernier ce blog, comme thèse. L’alchimie ainsi pratiquée visait à convertir le Dump, décharge à projets non aboutis, en thèse de doctorat justement intitulée : L’intention artistique à l’œuvre, hypothèses pour un passage à l’acte. Pour ce faire j’en fis précéder la compilation imprimée d’une introduction de 35 pages destinée à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je soutenais en décembre dernier ce blog, comme thèse. L’alchimie ainsi pratiquée visait à convertir le <em>Dump</em>, décharge à projets non aboutis, en thèse de doctorat justement intitulée : <em>L’intention artistique à l’œuvre, hypothèses pour un passage à l’acte</em>. Pour ce faire j’en fis précéder la compilation imprimée d’une introduction de 35 pages destinée à faciliter son inscription dans le rituel académique. Le jury remarqua, dénonçant le caractère peu académique de la pratique, combien mon texte était peu chargé en références, auteurs et œuvres, que l’on serait en droit d’attendre d’une thèse de doctorat, fut-elle en art. La faute en vient au fait que le projet lui-même n’avait d’académique que la réalisation d’un de ses énoncés intitulé « Ecrire une thèse » ce que je fis sous forme de performance hyperréaliste : Soutenance d’un épais volume dans le cadre suranné d’un amphithéâtre de la Sorbonne en présence d’un jury international à l’ouverture d’esprit propre à lire la thèse dans l’œuvre. J’avais pris soin de poster sur le blog une « <a href="http://www.the-dump.net/?p=357"><em>Inconclusion</em></a> », pour refermer la parenthèse sans interrompre le processus. J’y avais aussi le matin même ajouté « <a href="http://www.the-dump.net/?p=361"><em>l’Insoutenable</em></a> », improbable discours de soutenance constitué d’une phrase de quatre pages que finalement je lu en guise de présentation.<br />
Il subsiste (au moins) une faiblesse dans la logique du projet : cet ajout académique qui constitue l’introduction de la version imprimée. Je n’avais pas trouvé la manière de rendre l’objet congru au contexte  universitaire sans créer de rupture formelle. Je découvre –tardivement, n’ai-je pas remercié Bayard pour m’avoir aidé à accepter le cœur léger l’idée de parler des livres qu’on a pas lus?- l’ouvrage de Jean-Yves Jouannais <em>Artistes sans œuvres, I would prefer not to</em> (Hazan, 1997). Il est clair que cet ouvrage lumineux contient toute la matière qui aurait du alimenter mon introduction à une thèse listant les œuvres non réalisées au détriment de la liste pléthorique de celles qui l’ont été et que, toujours selon le jury, on aurait été en droit d’attendre d’un doctorat en art.<br />
Mon projet rétrospectif, non réalisé puisque le moment est passé, est d’écrire un texte intitulé « <em>Improduction</em> », constituant l’introduction de la thèse et dont le contenu serait un collage habile de l’essai de Jean-Yves Jouannais. Cette introduction que j’ai, à peine, su écrire, j’aurais du la découper, en tailler le patron dans le texte d’un autre. Ainsi fait, le projet répondrait à un double objectif: satisfaire mon penchant coupable pour le raccourci tout en réparant un oubli d’énonciation non moins coupable.<br />
Ce projet ajoute une catégorie au <em>Dump</em> dont la liste comprenait déjà l’<a href="http://www.the-dump.net/?p=73"><em>Already Made Art (AMA) </em></a>et dans laquelle nous comptons dorénavant l’<em>AWT: Already Written Text</em>.</p>
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		<title>L&#8217;Insoutenable (intro-flux)</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Dec 2008 08:33:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dump structure]]></category>
		<category><![CDATA[artists' career design]]></category>
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		<category><![CDATA[theory]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui je présente le Dump en Sorbonne. Il faut que j&#8217;y dépose encore l&#8217;introduction à laquelle j&#8217;avais pensé et qui me semble maintenant inappropriée. On ne peut cumuler les écarts à la règle sans risque d’y perdre le sens premier du geste.
&#171;&#160;On me l’a dit il faut faire court…
…pour contrebalancer les pages les mots dits [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img id="image362" height=300 alt="Anmphi Oury Sorbonne" src="http://www.the-dump.net/wp-content/uploads/amphioury_4921ss.jpg" /></p>
<p>Aujourd&#8217;hui je présente le Dump en Sorbonne. Il faut que j&#8217;y dépose encore l&#8217;introduction à laquelle j&#8217;avais pensé et qui me semble maintenant inappropriée. On ne peut cumuler les écarts à la règle sans risque d’y perdre le sens premier du geste.</p>
<p>&laquo;&nbsp;On me l’a dit il faut faire court…<br />
…pour contrebalancer les pages les mots dits tiendront en une phrase que j’énonce ici et qui me permet de rappeler que longtemps la question se posait à moi du pourquoi-faire-thèse? quand la recherche faisait mon quotidien sous la forme nécessaire de la production sans cesse mise en questions, quand les résultats s’enchaînaient me disant combien ce que je visais n’était pas là, toujours ailleurs et d’ailleurs je m’en accommodais fort bien comprenant que la fuite de l’ennui était comme l’objectif qui se redéfini sans cesse sur le métier, horizon hors d’atteinte, et j’avais imaginé que je pourrais m’en satisfaire sachant combien l’académie ne saurait prendre en compte une pratique non discursive, non verbale, qui s’éloignerait de l’odeur du papier pour sauver les forêts de mots trop nets pour ne pas cacher quelque chose de pas propre que j’espérais encore voir surgir dans les dérives et les débordements de la mise en forme <span id="more-361"></span>plastique et dynamique d’image, matière à palpation au contact de laquelle les doigts se perdent dans la pensée trop fugace pour qu’on puisse en capter le flux perdu dans sa lancée sur laquelle je me laissait porter hanté néanmoins que j’étais par l’idée qu’un jour je parviendrai à me poser les mots et les questions qui permettraient à ceux par qui le sens arrive en lettres d’y voir plus clair et de comprendre qu’en effet de l’effet il est rarement questions dans mes errances formelles mais non formalistes qui cherchent autrement le chemin qui mène là qu’on appelait « nulle part », ici ou ailleurs, pourvu qu’on s’y retrouve entourés d’expérience à vivre et à produire probablement dans l’attente, l’impatience et le doute que le vide m’angoisse et que le plein m’étouffe et qu’alors je me sente prêt à choisir les mots pour arrêter le sens au vol qu’au moins on appréhende en cette stase quelque chose des doutes j’en doute et il fallut que la chose vienne à moi sous la forme d’un texte à la forme prétexte qui m’offrirait l’occasion d’asseoir les mots au jour le jour et de commencer à converser sans comprendre de suite que cela voudrait dire qu’il me faudrait répondre aux questions qui se posent d’elles-mêmes quand on se laisse aller à se raconter l’action en suspend dont on sait d’ailleurs qu’elle nourrit l’incertitude qui est probablement la base du questionnement vital, celui qui nous fait remettre à plus tard l’arrêt salutaire et paniquant du flux de la même pensée saisie dans la forme, tuée dans le mouvement, le dernier que l’on souhaite définitif par la justesse de la pose, la puissance du cri, le cou tendu qui dit la vie parce qu’il s’arrête à mort, là, et qu’il me faudrait donc accepter le pacte que je m’étais moi-même imposé sang et eau et que je nourrirais joyeusement et sans sacrifice véritable qui m’en fasse plaindre mais avec le sentiment curieux que j’étais en train de faire là ce que je croyais ne plus jamais tenter, de dire pourquoi et pourquoi pas, pourquoi ça et pas autre chose, qui donnerait plus de valeur au fait de faire et justifierait d’arrêter de ne rien faire que cela, qui ne dit pas avec des mots qui pourtant parviennent alors à faire surgir dans la formulation des motifs de l’insignifiance, des motivations de la remise en question, de la formulation claire des doutes et des certitudes provisoires, l’oscillation de l’intention en instance de passage à l’acte jusqu’à croire que finalement l’acte est là bien avant qu’il ne prenne forme dans le fait de forger le doute dans la masse, d’en faire une certitude définitive de sa prééminence dans la démarche boiteuse de l’artiste qui ne tenterait pas de la masquer en laissant croire, ultime pulsion auto-hagiographique, que l’histoire de son œuvre est un processus continu et que seul ce qui affleure mérite d’être perçu plutôt que de creuser sous la ligne de flottaison là où les fluides denses et visqueux masquent douloureusement le fondement de la trace, moins gracieux mais plus terrible car il annonce la catastrophe ou le jaillissement quand il ne se fond pas dans l’oubli et c’est là qu’écrire que mettre en mots devient le moyen de faire durer l’instant fugace ou la chose se discute encore où le projet se dessine candidat à l’existence qui le plus souvent retombe dans l’informe mais pas dans l’insignifiance et chaque jour du temps que compte l’écriture du Dump ce texte dont on tourne les jours comme on retournerait l’objet pour lire ce qui est écrit dessous, en connaître l’origine, en  vérifier l’authenticité, découvrir le prix, chercher la signature tout ça nage sur la page et la raison d’être surgit progressivement de ce chaos apparent qui se dessine avec le temps comme le tracé fractal de la cote de Bretagne dont la roche capricieuse ne se donne à lire qu’avec le recul traduisant un destin qui ne saurait émerger dans la réalisation de projets avortés dignes de bocaux honteux que l’on cache en cave sans oser les jeter pensant qu’un jour un esprit plus malin saura y lire ce que maintenant on ne fait qu’oublier et c’est en cela que le Dump fait texte et fait œuvre à la fois énonçant le cheminement qui va de l’étincelle à la décharge (à idées) créant un statut particulier aux projets qui ne prennent leur valeur que dans leur énoncé et dont le développement ne serait que le début de la fin épuisant le potentiel d’imaginaire que les mot entretiennent ce qu’on s’épargnera trop sensible que nous sommes à l’importance du temps consacré à la chose et à la mélancolie que déclenche inévitablement le triste paysage d’une intention qui n’a pas su s’arrêter là en amont de l’objet chose ou acte qui trahirait son incapacité à passer du registre des idées à celui des phénomènes de foire à la monstruosité fascinante et repoussante qui n’est pourtant pas ce que l’on cherche ici car le morbide n’alimente pas suffisamment notre fantasmatique pour constituer le moteur dominant de l’action mais si la question est ailleurs c’est que surnage de l’écriture ce qui fait le vrai motif de ma présence ici de ces hypothèses pour un passage à l’acte différé parfois annulé naissent progressivement des projets -car il faut qu’ils en soient- de pensée qui explicite le processus sans le dérouter, qui donne à comprendre le sens de ces errances qui de micro-analyses en micro-conclusions font thèse de ce bois là et le pari du Dump devient enfin lisible quand le flux qu’il prône draine la pensée pour construire en chemin puis avec méthode une heuristique de la création en miroir dans un pays de mots où les frontières des genres et celles des supports ne suffisent plus à cantonner le projet qui dépasse on le sait le simple enjeu formel et quand en d’autres temps on a pu voir en mes travaux des « jeux (video) métaphysiques » ce texte que je vous donne à lire suit un temps une règle celle de l’académie pour entraîner le lecteur vers des synthèses multiples bien à l’image des pratiques multiformes qui se laissent faire en art sans se laisser aller… &laquo;&nbsp;</p>
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		<title>Fame Phishing</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Nov 2008 22:58:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[artists' career design]]></category>
		<category><![CDATA[not sure]]></category>
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		<description><![CDATA[Élégamment traduit par l’Académie par « hameçonnage », le phishing est une pratique qui consiste à revêtir les atours d’une institution pour glaner des informations susceptibles d’enrichir illégalement celui dont le déguisement est suffisamment convainquant pour parvenir à ses fins. Qui n’a jamais reçu de message émanent d’honorables institutions telles que eBay l’enjoignant de toute [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img id="image358" src="http://www.the-dump.net/wp-content/uploads/phishings.jpg" alt="Fame Fishing" /></p>
<p>Élégamment traduit par l’Académie par « hameçonnage », le <em>phishing</em> est une pratique qui consiste à revêtir les atours d’une institution pour glaner des informations susceptibles d’enrichir illégalement celui dont le déguisement est suffisamment convainquant pour parvenir à ses fins. Qui n’a jamais reçu de message émanent d’honorables institutions telles que eBay l’enjoignant de toute urgence de communiquer numéro de carte de crédit et autres codes bancaires afin d’échapper aux poursuites judiciaires ou à un usage manifestement frauduleux de son identité dont il aura garde de se préserver en obtempérant séance tenante?</p>
<p>Comment détourner le procédé pour la noble cause de pratiques artistiques en mal de reconnaissance ?<br />
Ceci entre dans la série du <em>design de carrière d’artiste</em> dans le droit fil de projets comme <a href="http://the-dump.net/?p=203"><em>I’ve Heard of It</em></a> qui fonde la notoriété d’un artiste non sur le fait qu’il ait produit quoi que  ce soit mais par le fait qu’il ait su entretenir la rumeur sur sa production qui, pour suivre l’épure, devra être essentiellement et définitivement inexistante.</p>
<p>Je propose donc de choisir quelques supports médiatiques incontestables. Choisir les auteurs les plus pertinents sur le support. Créer nom de domaine, mailing et page web de manière à ce qu&#8217;ils semblent directement issus du média d’origine. Produire la critique qu’on aurait apprécié ou craint d’y lire. En effet, pour bien faire il faudra conserver le ton de l&#8217;auteur même si le résultat se montre foncièrement critique, condamnant radicalement le cas échéant, si cela peut sembler pertinent, la pratique de l’auteur à promouvoir. L’impact en effet est d’autant plus grand que la critique est forte, voire juste et l’on sait que l’impact du gourdin laisse des traces plus durables que celui de l’encensoir. Le <em>phishing de notoriété</em>, drainant un public ciblé vers son sujet pour lui extorquer ne serait-ce qu’une émotion, même négative, est à ajouter à la palette de l’artiste soucieux du devenir de ses intentions face à l’incertitude des émotions esthétiques ou sensibles que provoquerait sa seule production <em>im-médiate</em>.<br />
Serait-il condamné pour avoir su produire ou anticiper les &laquo;&nbsp;vérités historiques&nbsp;&raquo; que certains ne se seraient pas privé d’énoncer s’ils s’étaient donné la peine d’en écrire les premiers mots?<br />
Il arrive que la critique emprunte à l&#8217;artiste ses images pour y accoler des intentions louables ou coupables, mais qu&#8217;en aucun cas celui-ci ne revendiquerait. Il est temps qu&#8217;en retour l&#8217;artiste aussi puisse choisir son critique, empruntant à ce dernier ses mots pour exprimer ses propres idées.</p>
<img src="http://www.the-dump.net/?ak_action=api_record_view&id=359&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;Inconclusion</title>
		<link>http://www.the-dump.net/2008/09/28/liconclusion</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Sep 2008 16:48:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dump structure]]></category>
		<category><![CDATA[note]]></category>
		<category><![CDATA[writing]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand dans sa Lettre à Chanteloup, Poussin souligne l’importance du cadre destiné à séparer la forme symbolique du tableau de l’espace physique environnant. Il dit clairement la nécessité de refermer la forme sur elle-même, quand elle s’exprime dans un registre de représentation fondé sur la permanence de la trace, afin de l’isoler du monde dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img id="image356" src="http://www.the-dump.net/wp-content/uploads/inconclusions.jpg" alt="l'inconclusion" /><br />
Quand dans sa <em>Lettre à Chanteloup</em>, Poussin souligne l’importance du cadre destiné à séparer la forme symbolique du tableau de l’espace physique environnant. Il dit clairement la nécessité de refermer la forme sur elle-même, quand elle s’exprime dans un registre de représentation fondé sur la permanence de la trace, afin de l’isoler du monde dans lequel elle se donne à voir.</p>
<p>Je me trouvais, il y a quelques années de cela, assister à un débat qui réunissait Régis Debray, Karine Douplitzky, Bernard Stiegler…  La question portait sur la possibilité d’échapper à la double-injonction, introductive et conclusive dans le récit interactif. Et les intervenants de rappeler que le modèle romanesque, largement repris et amplifié par le cinéma, exemplifiait la nécessité d’un début et d’une fin dans le récit.<br />
<span id="more-357"></span><br />
Bouillonnant d’impatience, percevant bien que la prégnance des modèles de référence occultait l’essence même de la mutation en jeu dans les nouvelles formes d’écriture, j’intervins pour poser quelques hypothèses : Le référent formel des mondes persistants, des univers interactifs, de l’écrit en ligne à la réalité virtuelle, n’est en rien le roman. Un univers virtuel ne répond pas à la tentative maladroite d’immerger le spectateur dans le film comme le film serait une tentative pitoyable de donner de l’image et du son au roman, ou encore de la mémoire au théâtre. Pour les systèmes narratifs fondés sur la &laquo;&nbsp;visite&nbsp;&raquo; d’un concept ou d’un espace, réaliste et/ou symbolique, le référent est bien le monde dans lequel nous évoluons, qui nous précède et nous survit. Si une vie ressemble à une tranche coupée dans cet espace-temps, d’autres en parallèle se déroulent avec d’autres conséquences et une autre temporalité.<br />
Il est probable que l’on entre dans le flux de la représentation dynamique comme dans celui du fleuve sans que le devenir-sens de ce fluide à la mémoire délibérément active ne soit entravé. </p>
<p><em>Œuvre ouverte</em> par construction, immergé dans la vie qui le nourrit au quotidien, le blog entre dans ce cadre. Seule la lassitude ou la disparition imposent son interruption ; ce qui ne serait pas encore une conclusion. Je propose donc de théoriser la non-conclusion, comme Borges avait su inventer le <em>Livre de sable</em> rejoignant dans l’image le concept d’œuvre ouverte d’Umberto Ecco.<br />
Il ne faudrait pas confondre <em>inconclusion</em> et &laquo;&nbsp;inachèvement&nbsp;&raquo;; c’est tout au contraire la propriété de l’achèvement en action, faute de l’être en acte. L’<em>Inconclusion</em> est probablement la seule réponse possible à un questionnement nécessairement ouvert sur la pertinence d’une production et d’une analyse processuelles dont l’enjeu relèverait de l’intention, en tant que notion ou qu’action. Fuyant la fin désespérément, il s’agirait, page à page, d’intenter l’impossible sans se faire arrêter.</p>
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		<item>
		<title>Hole in Memory</title>
		<link>http://www.the-dump.net/2008/09/26/hole-in-memory</link>
		<comments>http://www.the-dump.net/2008/09/26/hole-in-memory#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 26 Sep 2008 11:57:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[curating]]></category>
		<category><![CDATA[interactive installation]]></category>
		<category><![CDATA[memory]]></category>

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		<description><![CDATA[Players: Libération, Maria-Grazia Mattei, Triennale de Milan

Le site de Liberation, image de l’installation Telectroscope de Paul St Georges
Un article 28 mai 2008 du quotidien Libération titrait « Un Tunnel sous l&#8217;Atlantique », une œuvre spectaculaire qui permettait aux citoyens Londoniens de communiquer avec leurs homologues américains. L’article était ainsi libellé :
« Un tunnel sous l’Atlantique
Un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Players: Libération, Maria-Grazia Mattei, Triennale de Milan</p>
<p><img id="image354" src="http://www.the-dump.net/wp-content/uploads/libetunnels.jpg" alt="Telectroscope" /><br />
<em>Le site de Liberation, image de l’installation </em>Telectroscope<em> de Paul St Georges</em></p>
<p>Un article 28 mai 2008 du quotidien Libération titrait « Un Tunnel sous l&#8217;Atlantique », une œuvre spectaculaire qui permettait aux citoyens Londoniens de communiquer avec leurs homologues américains. L’article était ainsi libellé :<br />
« Un tunnel sous l’Atlantique<br />
Un tunnel entre New York et Londres, qui «permet aux gens de se voir à travers la Terre, de manière miraculeuse», selon l’artiste anglais Paul St George, auteur de cette installation vidéo…»</p>
<p>Mon premier réflexe fut d&#8217;envoyer à la rédaction de Libération la copie de l&#8217;article qu&#8217;ils publiaient le 24 septembre 1995 « Paris-Montréal : le Tunnel assure la liaison permanente » qui présentait « <em>Le Tunnel sous l’Atlantique</em>, un « événement télévirtuel » conçu par l’artiste français Maurice Benayoun ».</p>
<p><img id="image353" src="http://www.the-dump.net/wp-content/uploads/parismontreals.jpg" alt="Tunnel under the Atlantic Liberation" /><br />
<em>Article de Libération du 24 septembre 1995, de Miriam Rosen sur</em> le Tunnel Sous l’Atlantique<em> de M.B.</em><br />
<span id="more-355"></span><br />
Cet envoi était un geste d&#8217;humeur qui ne révélait en aucun cas la vraie nature de l&#8217;événement. Si l&#8217;inculture dans le champ de la création faisant appel aux nouveaux médias est grande, et que les pièces historiques sont souvent mal connues des commentateurs, c’est souvent en raison de leur diffusion souvent confidentielle et de la difficulté de reconstituer les pièces du fait de l&#8217;obsolescence des technologies mises en œuvre. Hors cette obsolescence est directement liée à l&#8217;émergence de ces mêmes technologies qui dans des phases pré-matures sont loin d&#8217;atteindre le niveau de standardisation suffisant pour en garantir la pérennité. Bien entendu, l&#8217;installation de Londres n&#8217;a rien à voir dans son concept et sa mise en œuvre avec le <em>Tunnel sous l&#8217;Atlantique</em> de 95 qui ne se limitait pas à une expérience de télé-vision urbaine, en revanche de façon plus commerciale, elle reprend presque littéralement <em>Hole in Space</em> (1980) que Kit Galloway et Sherrie Rabinovitz avaient réalisé entre New York et Los Angeles. <em>Hole in Space</em> (&nbsp;&raquo;Trou dans l’espace&nbsp;&raquo;), permettait aux piétons des deux villes de se rencontrer à travers une vitrine de magasin. La visioconférence incrustée dans l&#8217;espace urbain avait ici une pertinence d&#8217;autant plus grande qu&#8217;elle conduisait les visiteurs à s&#8217;interroger sur la localisation des  interlocuteurs et la perturbation de la logique de l&#8217;espace. Si, bien qu’enseignant en école d’Art, Paul St Georges semble ignorer ces deux installations si semblables, sinon dans l’intention, du moins dans le commentaire qu’en font les médias, c’est qu’il ne les a probablement pas vues.</p>
<p><img id="image352" src="http://www.the-dump.net/wp-content/uploads/tunneundertheatlanticl1995s.jpg" alt="Tunnel under the Atlantic " /><br />
<em>Le </em>Tunnel Sous l’Atlantique<em> de M.B. au centre Pompidou en septembre 1995</em></p>
<p>Si l’histoire de l’art nous permet d’appréhender les œuvres-images à distance (temporelle et spatiale) grâce à leur représentation imprimée, il en va différemment des dispositifs qui supposent une certaine forme d’interaction, même si la vidéo aide parfois à en deviner la portée. Il est aussi difficile d’en rendre compte par écrit que d’en donner, en catalogue une représentation acceptable. Maintenant que ces technologies plus largement rependues permettent aisément de restituer l’œuvre originale, il est temps de constituer les collections qui permettront de découvrir les formes dynamiques de création et ainsi de construire la mémoire du <em>media art</em> comme on a pu se forger une culture des pratiques l’ont précédé. Une mission toute trouvée pour <a href="http://the-dump.net/?p=307">Le musée du XXIème siècle</a> précédemment <em>dumpé</em>.</p>
<img src="http://www.the-dump.net/?ak_action=api_record_view&id=355&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Recycled Art</title>
		<link>http://www.the-dump.net/2008/09/22/recycled-art</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Sep 2008 05:26:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[Business Model]]></category>
		<category><![CDATA[done]]></category>
		<category><![CDATA[interactive installation]]></category>
		<category><![CDATA[recycling]]></category>
		<category><![CDATA[urban art]]></category>

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		<description><![CDATA[Cosmopolis est probablement une des plus grandes installations interactives jamais réalisées (2005). Ce dispositif de 25m de diamètre sur le développement urbain à fait le tour de Chine et a atteint jusqu’à 10 700 visiteurs par jours à Shanghai. Devant l’opportunité de présenter cette pièce de taille au Grand Palais, à Paris, je demandais à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img id="image350" src="http://www.the-dump.net/wp-content/uploads/cosmotestvillacoublay0546cuts.jpg" alt="Cosmopolis à Villacoublay" /></p>
<p><a href="http://www.moben.net/projet.php?id=31"><em>Cosmopolis</em></a> est probablement une des plus grandes installations interactives jamais réalisées (2005). Ce dispositif de 25m de diamètre sur le développement urbain à fait le tour de Chine et a atteint jusqu’à 10 700 visiteurs par jours à Shanghai. Devant l’opportunité de présenter cette pièce de taille au Grand Palais, à Paris, je demandais à l‘entreprise qui la stockait d’évaluer la difficulté de la réinstaller. Il me fallut deux mois pour obtenir une réponse : <em>Cosmopolis</em> était parti à la décharge !<br />
<span id="more-351"></span><br />
Les douze télescopes de réalité virtuelle conçus et construit pour cette installation ainsi que l’ensemble de la structure incluant ses douze écrans de 4 x 3 m se sont retrouvés naturellement &laquo;&nbsp;dumpés&nbsp;&raquo;. Bien entendu l’électronique, les écrans plasma et les PC ont été soigneusement récupérés. Je suppose, et les auteurs de cet acte courageux et symbolique ne se sont pas étendus sur le sujet, qu’il s’agissait de matière encombrante qui ne pouvait que freiner le retour des choses à la vie, autrement dit des équipements à une activité plus lucrative. Passablement agacé par l’épisode je dû me rendre à l’évidence, seuls les chinois auront contribué à construire un paysage urbain dynamique, mixant 12 villes de la planète par le simple exercice du regard. Seuls les habitants de ChongQing, Chengdu, Pekin et Shanghai ont pu laisser la trace mémorielle de leurs déambulations scopiques sur la « mémoire rétinienne collective » dont il me reste pour tout viatique quelques instantanés<br />
Je ne pensais pas que la fréquentation régulière de la décharge à concepts entrainerait vers la décharge les projets réalisés, qui plus est de grande envergure.<br />
<!--more--><br />
Cela conduit à une relativisation de la chose artistique, qui porte à penser qu’il en est des œuvres de l’esprit comme des individus, lorsque l’on sépare l’esprit de du corps, quand on les « désactive » pour les pièces interactives, elles redeviennent une masse de matière inerte et donc sans valeur, ni marchande ni spirituelle.<br />
L’équivalent en peinture reviendrait à récupérer la toile de lin en la débarrassant de toute cette matière encombrante et racornie qui lui confère une rigidité déplacée.</p>
<p>Je propose donc que dans l’évaluation de l’art on associe toujours à la valeur marchande de la pièce (VM), sa valeur résiduelle (VR), celle qui résulte du recyclage de ses composants. On considèrera que sur le plan financier, la valeur artistique d’une œuvre est la différence des deux montants VA = VM – VR. Je me souviens alors d’une discussion avec Judith Benhamou-Huet, éminente spécialiste du marché de l’art, qui m’expliquait qu’il arrive même que la VA soit négative. C’est à dire que la valeur marchande de l’œuvre soit inférieure à sa valeur résiduelle, si par exemple le transport à la décharge du matériau résultant avait un coût supérieur à sa valeur de reprise. Si les <em>transports à la décharge</em> sont au cœur de mes préoccupations, il est probable que je tente dorénavant de maintenir la VA dans le positif, et ceci afin de rester en bons termes avec mon banquier et ma conscience.</p>
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		<title>La sirène du métro</title>
		<link>http://www.the-dump.net/2008/09/21/sirene</link>
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		<pubDate>Sun, 21 Sep 2008 19:35:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[change the world]]></category>
		<category><![CDATA[critical fusion]]></category>
		<category><![CDATA[live performance]]></category>

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		<description><![CDATA[Les statistiques montrent que les français, quelque soit leur situation, anticipent la possibilité de se trouver un jour sans logis et sans moyens. Dans ce contexte, chacun se demande ce que serait sa position, comment survivre, comment exprimer son besoin sans perdre la face, comment jouer le jeu à pile ou face quand c’est de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img id="image348" src="http://www.the-dump.net/wp-content/uploads/sirens.jpg" alt="Siren" /></p>
<p>Les statistiques montrent que les français, quelque soit leur situation, anticipent la possibilité de se trouver un jour sans logis et sans moyens. Dans ce contexte, chacun se demande ce que serait sa position, comment survivre, comment exprimer son besoin sans perdre la face, comment jouer le jeu à pile ou face quand c’est de survivre au quotidien qu’il s’agit ?<br />
Le métro est la scène où s’exprime le plus clairement la situation de crise : la non appartenance aux deux extrêmes du voyage: le boulot, le dodo. Il est impressionnant de voir ce que certains décident de produire pour crier l’incapacité à quitter cet entre-deux qui devient à leur corps défendant le boulot/dodo de transit.<br />
Produire de la musique, du spectacle, rendre acceptable aux autres ce moment nécessaire de passage. Les passants passent et le quémandeur reste.<br />
<span id="more-349"></span><br />
Le projet consiste à se demander si les pratiques lénifiantes qui annulent par le spectacle le sentiment latent de culpabilité pour faciliter le geste salvateur qui consiste à mettre la main à la poche, non parce que l’on se sent coupable mais parce que l’on remercie l’autre d’atténuer sa peine, la notre, par quelques notes, ou en signifiant haut et fort, que dans la misère humaine il est possible de toucher d’autres fonds, que l’on pourrait abonder à moindre frais. </p>
<p>Et si le cri était plus clair, si l’accordéon, le violon ou l’ampli faisait place à la sirène, l’alarme, qui n’aurait d’autre message que de dire l’urgence, est-ce qu’alors le geste salvateur s’exprimerait de la même manière, sans faux semblant, sans faux échange et sans culpabilité ?<br />
Dans le couloir du métro, l’attente du geste salutaire n’a d’autre accompagnement sonore que la sirène lancinante, qui dit l’urgence, que le gyrophare confirme, inlassablement.</p>
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		<title>Spotters</title>
		<link>http://www.the-dump.net/2008/09/21/spotters</link>
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		<pubDate>Sun, 21 Sep 2008 09:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[Augmented Reality]]></category>
		<category><![CDATA[critical fusion]]></category>
		<category><![CDATA[spotters]]></category>
		<category><![CDATA[urban art]]></category>

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		<description><![CDATA[Le spotting, qui constitue une activité à la motivation mystérieuse, réuni aussi bien ceux qui comptabilisent les passages de trains ou les décollages d’avion, que ceux qui, engageant des programmes d’envergure planétaire, tentent d’identifier des signes d’intelligence extraterrestre dans les signaux en provenance de l’espace (SETI). Traquer dans la récurrence ou dans les infimes variations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img id="image346" src="http://www.the-dump.net/wp-content/uploads/spotterss.jpg" alt="Spotters" /></p>
<p>Le <em>spotting</em>, qui constitue une activité à la motivation mystérieuse, réuni aussi bien ceux qui comptabilisent les passages de trains ou les décollages d’avion, que ceux qui, engageant des programmes d’envergure planétaire, tentent d’identifier des signes d’intelligence extraterrestre dans les signaux en provenance de l’espace (SETI). Traquer dans la récurrence ou dans les infimes variations des signes du quotidien ou de l’espace ce qui nous permettrait de mieux comprendre le monde, l’univers ou la logique de la SNCF relève d’une obstination qui ne cesse de nous émerveiller.<br />
Que l’objectif soit de découvrir une explication, la confirmation d’un doute ou d’une certitude, ou l’évidence d’un complot, il y a dans la compulsion &laquo;&nbsp;spottique&nbsp;&raquo; quelque chose qui relève du questionnement métaphysique. La série des Spotters, inspirée du projet <a href="http://www.the-dump.net/?p=343"><em>Red Light Spotters</em></a>, vise à généraliser le principe d’Observation Systématique Obstinée (OSO, – – – ∙ ∙ ∙ – – –) appliqué au monde construit par l’homme, en le couplant à la tentative, désespérée, de traduire l’information résultante sous forme de son, de lumière, de vibration… susceptibles d’apporter des éléments d’intelligibilité dans la masse des artefacts et des comportements humains.</p>
<img src="http://www.the-dump.net/?ak_action=api_record_view&id=347&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Red Light Spotters</title>
		<link>http://www.the-dump.net/2008/09/20/red-light-spotters</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Sep 2008 19:45:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[interactive installation]]></category>
		<category><![CDATA[sound and music]]></category>
		<category><![CDATA[spotters]]></category>
		<category><![CDATA[urban art]]></category>

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		<description><![CDATA[Players: Philippe Codognet, Sir Alice
Visiting the Mori Tower in Tokyo with Philippe Codognet, the evidence of red lights blinking at night came to my mind as the stubborn will of the City to say something to any open intelligence. I was facing this absurd but recursive artist&#8217;s mission : try to make the world understandable, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img id="image342" src="http://www.the-dump.net/wp-content/uploads/redlights.jpg" alt="Red Light Spotters" /><br />
Players: Philippe Codognet, Sir Alice</p>
<p>Visiting the Mori Tower in Tokyo with Philippe Codognet, the evidence of red lights blinking at night came to my mind as the stubborn will of the City to say something to any open intelligence. I was facing this absurd but recursive artist&#8217;s mission : try to make the world understandable, even if it is definitely obscure to you.<br />
If you fail : make the failure visible enough to make the evidence of the this aporia talking out loud.</p>
<p>That was the resulting project:<br />
Cities are emitting obscure messages that cannot easily been deciphered: sounds, lights, smells…<br />
Through thousands of red lights blinking in the night, Tokyo city is whispering.<br />
This obsessing blinking should be translatable. The apparent synchronicity cannot be only a randomised process. The absence of synchronicity can also be interpreted as an obscure language.<br />
Is the city trying to say something?<br />
Are invisible entities communicating in front of us and we don’t even know what, why and how?<br />
Would it be a kind of hidden speech that would remain secret because it is so obvious?<br />
Whatever the interpretation we try to put on these signs, one cannot stay without trying to understand what’s going on around us.<br />
In this obsessive compulsion of interpretation, people can spend hours watching without understanding and this impossibility to understand is balanced by the fascination for this almost hypnotic phenomenon.<br />
<span id="more-343"></span><br />
Roppongi Hills, offering a full panoramic view, is the best place to attend this amazing mute conversation.<br />
Like very patient watchers, the Red Light Spotters (RLS) stand all day desperately attempting to decode the hidden message.<br />
To achieve their mission, RLS convert the light blinking into sound. The resulting music, synchronised by the blending of the fields crossing over each other<br />
On a series of windows, the Red Light Spotters are stuck to the glass like gecko lizards staring away.<br />
Each camera has different view on the City, therefore each windows create different sounds.<br />
Thanks to transducers, the window itself weeps the sound of the city.<br />
When the visitors move along the windows the sound evolve from one to another, reflecting the changes on the city panorama.</p>
<p>Each RLS is made of a camera, a PC unit, 2 sound transducers.  The camera itself is stuck thanks to 4 suckers and steel wires.<br />
Then, it is up to the audience to decipher this fascinating sound message.</p>
<img src="http://www.the-dump.net/?ak_action=api_record_view&id=343&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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