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	<title>the dump &#187; theory</title>
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		<title>L&#8217;Insoutenable (intro-flux)</title>
		<link>http://www.the-dump.net/2008/12/06/linsoutenable-introflux</link>
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		<pubDate>Sat, 06 Dec 2008 08:33:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dump structure]]></category>
		<category><![CDATA[artists' career design]]></category>
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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui je présente le Dump en Sorbonne. Il faut que j&#8217;y dépose encore l&#8217;introduction à laquelle j&#8217;avais pensé et qui me semble maintenant inappropriée. On ne peut cumuler les écarts à la règle sans risque d’y perdre le sens premier du geste. &#171;&#160;On me l’a dit il faut faire court… …pour contrebalancer les pages les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img id="image362" height=300 alt="Anmphi Oury Sorbonne" src="http://www.the-dump.net/wp-content/uploads/amphioury_4921ss.jpg" /></p>
<p>Aujourd&#8217;hui je présente le Dump en Sorbonne. Il faut que j&#8217;y dépose encore l&#8217;introduction à laquelle j&#8217;avais pensé et qui me semble maintenant inappropriée. On ne peut cumuler les écarts à la règle sans risque d’y perdre le sens premier du geste.</p>
<p>&laquo;&nbsp;On me l’a dit il faut faire court…<br />
…pour contrebalancer les pages les mots dits tiendront en une phrase que j’énonce ici et qui me permet de rappeler que longtemps la question se posait à moi du pourquoi-faire-thèse? quand la recherche faisait mon quotidien sous la forme nécessaire de la production sans cesse mise en questions, quand les résultats s’enchaînaient me disant combien ce que je visais n’était pas là, toujours ailleurs et d’ailleurs je m’en accommodais fort bien comprenant que la fuite de l’ennui était comme l’objectif qui se redéfini sans cesse sur le métier, horizon hors d’atteinte, et j’avais imaginé que je pourrais m’en satisfaire sachant combien l’académie ne saurait prendre en compte une pratique non discursive, non verbale, qui s’éloignerait de l’odeur du papier pour sauver les forêts de mots trop nets pour ne pas cacher quelque chose de pas propre que j’espérais encore voir surgir dans les dérives et les débordements de la mise en forme <span id="more-361"></span>plastique et dynamique d’image, matière à palpation au contact de laquelle les doigts se perdent dans la pensée trop fugace pour qu’on puisse en capter le flux perdu dans sa lancée sur laquelle je me laissait porter hanté néanmoins que j’étais par l’idée qu’un jour je parviendrai à me poser les mots et les questions qui permettraient à ceux par qui le sens arrive en lettres d’y voir plus clair et de comprendre qu’en effet de l’effet il est rarement questions dans mes errances formelles mais non formalistes qui cherchent autrement le chemin qui mène là qu’on appelait « nulle part », ici ou ailleurs, pourvu qu’on s’y retrouve entourés d’expérience à vivre et à produire probablement dans l’attente, l’impatience et le doute que le vide m’angoisse et que le plein m’étouffe et qu’alors je me sente prêt à choisir les mots pour arrêter le sens au vol qu’au moins on appréhende en cette stase quelque chose des doutes j’en doute et il fallut que la chose vienne à moi sous la forme d’un texte à la forme prétexte qui m’offrirait l’occasion d’asseoir les mots au jour le jour et de commencer à converser sans comprendre de suite que cela voudrait dire qu’il me faudrait répondre aux questions qui se posent d’elles-mêmes quand on se laisse aller à se raconter l’action en suspend dont on sait d’ailleurs qu’elle nourrit l’incertitude qui est probablement la base du questionnement vital, celui qui nous fait remettre à plus tard l’arrêt salutaire et paniquant du flux de la même pensée saisie dans la forme, tuée dans le mouvement, le dernier que l’on souhaite définitif par la justesse de la pose, la puissance du cri, le cou tendu qui dit la vie parce qu’il s’arrête à mort, là, et qu’il me faudrait donc accepter le pacte que je m’étais moi-même imposé sang et eau et que je nourrirais joyeusement et sans sacrifice véritable qui m’en fasse plaindre mais avec le sentiment curieux que j’étais en train de faire là ce que je croyais ne plus jamais tenter, de dire pourquoi et pourquoi pas, pourquoi ça et pas autre chose, qui donnerait plus de valeur au fait de faire et justifierait d’arrêter de ne rien faire que cela, qui ne dit pas avec des mots qui pourtant parviennent alors à faire surgir dans la formulation des motifs de l’insignifiance, des motivations de la remise en question, de la formulation claire des doutes et des certitudes provisoires, l’oscillation de l’intention en instance de passage à l’acte jusqu’à croire que finalement l’acte est là bien avant qu’il ne prenne forme dans le fait de forger le doute dans la masse, d’en faire une certitude définitive de sa prééminence dans la démarche boiteuse de l’artiste qui ne tenterait pas de la masquer en laissant croire, ultime pulsion auto-hagiographique, que l’histoire de son œuvre est un processus continu et que seul ce qui affleure mérite d’être perçu plutôt que de creuser sous la ligne de flottaison là où les fluides denses et visqueux masquent douloureusement le fondement de la trace, moins gracieux mais plus terrible car il annonce la catastrophe ou le jaillissement quand il ne se fond pas dans l’oubli et c’est là qu’écrire que mettre en mots devient le moyen de faire durer l’instant fugace ou la chose se discute encore où le projet se dessine candidat à l’existence qui le plus souvent retombe dans l’informe mais pas dans l’insignifiance et chaque jour du temps que compte l’écriture du Dump ce texte dont on tourne les jours comme on retournerait l’objet pour lire ce qui est écrit dessous, en connaître l’origine, en  vérifier l’authenticité, découvrir le prix, chercher la signature tout ça nage sur la page et la raison d’être surgit progressivement de ce chaos apparent qui se dessine avec le temps comme le tracé fractal de la cote de Bretagne dont la roche capricieuse ne se donne à lire qu’avec le recul traduisant un destin qui ne saurait émerger dans la réalisation de projets avortés dignes de bocaux honteux que l’on cache en cave sans oser les jeter pensant qu’un jour un esprit plus malin saura y lire ce que maintenant on ne fait qu’oublier et c’est en cela que le Dump fait texte et fait œuvre à la fois énonçant le cheminement qui va de l’étincelle à la décharge (à idées) créant un statut particulier aux projets qui ne prennent leur valeur que dans leur énoncé et dont le développement ne serait que le début de la fin épuisant le potentiel d’imaginaire que les mot entretiennent ce qu’on s’épargnera trop sensible que nous sommes à l’importance du temps consacré à la chose et à la mélancolie que déclenche inévitablement le triste paysage d’une intention qui n’a pas su s’arrêter là en amont de l’objet chose ou acte qui trahirait son incapacité à passer du registre des idées à celui des phénomènes de foire à la monstruosité fascinante et repoussante qui n’est pourtant pas ce que l’on cherche ici car le morbide n’alimente pas suffisamment notre fantasmatique pour constituer le moteur dominant de l’action mais si la question est ailleurs c’est que surnage de l’écriture ce qui fait le vrai motif de ma présence ici de ces hypothèses pour un passage à l’acte différé parfois annulé naissent progressivement des projets -car il faut qu’ils en soient- de pensée qui explicite le processus sans le dérouter, qui donne à comprendre le sens de ces errances qui de micro-analyses en micro-conclusions font thèse de ce bois là et le pari du Dump devient enfin lisible quand le flux qu’il prône draine la pensée pour construire en chemin puis avec méthode une heuristique de la création en miroir dans un pays de mots où les frontières des genres et celles des supports ne suffisent plus à cantonner le projet qui dépasse on le sait le simple enjeu formel et quand en d’autres temps on a pu voir en mes travaux des « jeux (video) métaphysiques » ce texte que je vous donne à lire suit un temps une règle celle de l’académie pour entraîner le lecteur vers des synthèses multiples bien à l’image des pratiques multiformes qui se laissent faire en art sans se laisser aller… &laquo;&nbsp;</p>
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		<title>FUSION CRITIQUE (handle with care)</title>
		<link>http://www.the-dump.net/2008/09/13/fusion-critique</link>
		<comments>http://www.the-dump.net/2008/09/13/fusion-critique#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 12 Sep 2008 22:48:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[change the world]]></category>
		<category><![CDATA[critical fusion]]></category>
		<category><![CDATA[theory]]></category>
		<category><![CDATA[writing]]></category>

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		<description><![CDATA[Confronté à la difficulté de nommer une évolution significative des pratiques dans lesquelles mon travail s’inscrit, j’ai compris qu’il faudrait que j’explicite le concept métaphorique auquel je suis parvenu : La Fusion Critique. Pour que ce concept soit compris, il n’y a d’autre solution que d’en rédiger le manifeste ou plutôt d’en manifester la rédaction. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img id="image331" src="http://www.the-dump.net/wp-content/uploads/criticalfusions.jpg" alt="Cirtical Fusion" /></p>
<p>Confronté à la difficulté de nommer une évolution significative des pratiques dans lesquelles mon travail s’inscrit, j’ai compris qu’il faudrait que j’explicite le concept métaphorique auquel je suis parvenu : La <em>Fusion Critique</em>.</p>
<p>Pour que ce concept soit compris, il n’y a d’autre solution que d’en rédiger le manifeste ou plutôt d’en manifester la rédaction. Or s’il est un terrain où la réalisation m’est difficile, c’est celui qui fait passer l’écrit avant l’acte, quelque laconique que soit le premier et quelque fugace que puisse être le second. Il faut donc que je me résigne à soumettre au <em>Dump</em> ce projet d’ouvrage théorique qui ne m’en paraît pas moins essentiel.<br />
<span id="more-332"></span><br />
Le point de départ de la réflexion venait de la difficulté que j’éprouvais à  définir le point de rencontre entre mon travail sur l’<em>immersion</em>, rendue possible par la réalité virtuelle, et mon intérêt pour agir sur le monde réel, l’espace physique et le social. La frontière commune entre ces deux pratiques n’avait bien entendu rien à voir avec la technologie qui semblait les séparer mais probablement plus avec le concept de <em>situation</em> que les deux mettent en œuvre.<br />
Quand ils ne se satisfont pas de la simulation, les environnements virtuels rendent possible la mise en situation symbolique (<em>World Skin, le Tunnel sous l‘Atlantique, Crossing Talks, les Grandes Questions</em>…). Dans les années 80, la vidéo me permettait de mettre mes interlocuteurs (B. Lavier, J.-M.  Alberola, J. Le Gac, Takis, B. Woodrow, M. Raysse, J.-L. Vilmouth etc.) en des situations qui créaient la même incertitude, la même indétermination relative que  les mondes virtuels sur le devenir scénaristique du résultat. Plus tard, c’est curieusement la réalité virtuelle qui a réveillé en moi le désir de réactiver cette capacité qu’a le monde réel de révéler ses limites à l’occasion de la rencontre non fortuite avec un catalyseur symbolique.<br />
Le virtuel n’existe que par la définition des règles qui le régissent. Les fictions se multiplient qui substituent au scénario pré-écrit, vestiges adulés d’un déterminisme historique, un ensemble de règles regroupées dans &laquo;&nbsp;la Bible&nbsp;&raquo; (c’est bien ainsi que l’on nomme en animation, l’ensemble des règles graphiques, comportementales et scénaristiques, qui donnent au film ou à la série d’animation sa cohérence).</p>
<p>Les <em>reality shows</em> sont de cet ordre qui lâchent les volontaires motivés tels des souris de laboratoire dans des univers précontraints. Je nomme FUSION l’introduction de la fiction dans la matière même du réel. L’immersion permet l’irruption du spectateur/réel dans la fiction, la fusion inverse le processus en introduisant la fiction dans la réalité. La <em>téléréalité</em> relève de la fusion. On comprend aussi que les titres tournoyant en 3D de CNN annonçant les derniers épisodes de la guerre du Golfe contribuaient à créer la confusion dans ce mixage souvent discutable entre les deux registres de la fiction et de l’information. La <em>société du spectacle</em> commence probablement là où notre capacité de discernement se trouve prise en défaut. Pourtant les indices nous portent à croire que l’acculturation empirique des habitants de la planète informationnelle leur permet d’imaginer, à la première vision, que les images d’avions s’écrasant sur les tours du World Trade Center sont probablement extraites du dernier film d’action hollywoodien. Il est probablement bon signe que nous activions naturellement notre incrédulité là où les générations précédentes auraient, en complices consommés du spectacle triomphant, appliqué la nécessaire mais vulnérable &laquo;&nbsp;suspension of disbelief&nbsp;&raquo;. Il est tout aussi rassurant que nous puissions ensuite nous rendre à l’évidence : au-delà de l’enjeu et des conséquences humaines et historiques, le 11 septembre marque le climax d’un phénomène dont il faudra prendre la mesure: la possibilité généralisée d’une écriture symbolique dans la matière même du monde. Que le point d’appui soit des tours jumelles et le levier la puissance des médias internationaux n’enlève rien à la réalité du geste qui soulève le monde. Plus que la chair ce sont les esprits qui sont frappés et c’est l’époque qui rend la chose possible.</p>
<p>Dans le champ artistique les exemples se multiplient à la vitesse du réseau, condition parfois nécessaire mais rarement suffisante de la pratique de la fusion critique. Des Yes Men à Stelarc, des hackers à Banksi, les formes et les terrains sont ouverts. De l’espace public à l’intérieur du corps, de la façade des immeubles aux ramifications du réseau… ils couvrent le champ de l’activité humaine et de l’espace social introduisant des indices, des clefs de décryptage, des moments de doute et de questionnement. La Fusion Critique se distingue dans l’intention des pratiques illusionnistes et formelles, qui se satisferaient du spectaculaires ou du ludique sans en tirer parti pour donner à lire le monde. Pour les mêmes raisons, dans l’idée d’agir sur le monde à son échelle, l’artiste n’exclue aucune de ces dimensions de sa panoplie de crise.</p>
<p>A la différence de la FUSION qui trahit l’effet par l’intention, la FUSION CRITIQUE &#8211; contraction métaphorique de la masse CRITIQUE qui fragilise l’équilibre atomique et de la <em>fusion</em> de l’atome susceptible d’apporter une puissance énergétique, certes dévastatrice, mais incomparable – traduit une action symbolique fondée sur l’intrusion de la fiction dans le réel à des fins critiques. C’est la finalité qui fait la différence. En substituant la révélation (décryptage) à la distraction (<em>Entertainment</em>), la FUSION CRITIQUE apporte à la notion de <em>situation</em> un contexte d’application hautement réaliste.</p>
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		<title>Contre sens ou sens interdit ?</title>
		<link>http://www.the-dump.net/2008/07/02/contre-sens-ou-sens-interdit</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Jul 2008 19:38:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dump structure]]></category>
		<category><![CDATA[theory]]></category>
		<category><![CDATA[writing]]></category>

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		<description><![CDATA[Le blog tient de la série télévisée. Non par la nécessaire qualité de son potentiel attractif (il en est d&#8217;excellentes) mais par l&#8217;exigence singulière que suppose sa structure fragmentée, elliptique, épisodique. Quelques propriétés de l’exploration d’un blog qui méritent d’être rappelées: - Chaque nouvel article doit pouvoir être lu séparément de l&#8217;ensemble et conserver tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img id="image320" src="http://www.the-dump.net/wp-content/uploads/sensinterdits.jpg" alt="Wrong Way" /></p>
<p>Le blog tient de la série télévisée. Non par la nécessaire qualité de son potentiel attractif (il en est d&#8217;excellentes) mais par l&#8217;exigence singulière que suppose sa structure fragmentée, elliptique, épisodique.<br />
Quelques propriétés de l’exploration d’un blog qui méritent d’être rappelées:</p>
<p>- Chaque nouvel article doit pouvoir être lu séparément de l&#8217;ensemble et conserver tout son intérêt hors contexte. Dans l&#8217;ordre du narratif, c&#8217;est une propriété qui distingue la <em>série</em> du <em>feuilleton</em>.</p>
<p>- La régularité de la production est déterminante pour conserver un lectorat assidu.</p>
<p>- La longueur doit être compatible avec la lecture sur écran très différente en cela de la lecture de la chose imprimée.</p>
<p>- Il faut aussi prendre en compte cette particularité du blog dont la découverte est nécessairement chronologique et dont on n&#8217;embrasse l&#8217;ensemble du propos, quand on l&#8217;a découvert tardivement, qu&#8217;en remontant le flux, de post en post, assumant l&#8217;acrobatie temporelle qui en résulte mettant à l&#8217;épreuve nos capacités cognitives.</p>
<p><span id="more-304"></span></p>
<p>Écrit au jour le jour le blog pourrait être incompatible avec un propos structuré, avec une construction académique, avec une pensée qui suit le chapelet d’un discours maîtrisé. Le blog est plus dans le débordement, dans la dérive, surtout quand celle-ci assume la fonction désinhibitrice du genre, peu enclin à sacrifier à la règle. Est-ce à penser que cette forme interdit le propos cohérent comme on aurait pu le dire des <em>Lettres persanes</em> qui suivaient le fil épistolaire comme d’autres celui de leurs pensées ?</p>
<p>Quel sens donner alors au blog imprimé, dérogeant à son ordre, perdant la dynamique du flux et du commentaire, de l’humeur et du repentir? Le blog imprimé, réification contre nature, peut pourtant s’avérer le meilleur moyen de redécouvrir <em>a posteriori</em> la cohérence derrière le chaos du jour.</p>
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		<title>Générateur de bibliographies</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Jul 2008 19:19:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[theory]]></category>
		<category><![CDATA[writing]]></category>

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		<description><![CDATA[Le cas est fréquent: l&#8217;Auteur doit fournir une bibliographie. On sait combien l&#8217;exercice est fastidieux non pour le fait d&#8217;avoir à rendre hommage aux ouvrages qu&#8217;avec plaisir ou intérêt on aura consulté et que l&#8217;on recommande vivement à tous ceux qui s&#8217;engageraient sur les même voies, mais pour avoir à en établir la liste académique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le cas est fréquent: l&#8217;Auteur doit fournir une bibliographie. On sait combien l&#8217;exercice est fastidieux non pour le fait d&#8217;avoir à rendre hommage aux ouvrages qu&#8217;avec plaisir ou intérêt on aura consulté et que l&#8217;on recommande vivement à tous ceux qui s&#8217;engageraient sur les même voies, mais pour avoir à en établir la liste académique avec son appareil de références. Certains, on le sait, vont jusqu&#8217;à copier les bibliographies disponibles en ligne plutôt que d&#8217;avoir à sacrifier un temps précieux à l&#8217;exercice. D&#8217;où l&#8217;idée simple mais productive de créer un générateur de bibliographies : on entre le sujet, les thèmes, les mots-clefs… et on obtient la précieuse liste. Fondé sur la fouille de données, le moteur analyse la récurrence des références liées à un sujet prenant en compte titre/résumé/édition. Les références seront hiérarchisées en fonction de leur fréquence de citation dans des revues et publications répertoriées par les instances d&#8217;évaluation de la recherche.<br />
Une version plus élaborée ne se substitue pas à l&#8217;Auteur mais apprend à le servir en observant sa pratique et ses rituels.<br />
<span id="more-303"></span><br />
Le générateur fournit une liste structurée, limitée au nombre de références requis par le commanditaire en ne conservant que les titres et les auteurs les mieux &laquo;&nbsp;classés&nbsp;&raquo; parmi ceux mentionnés dans le  texte que la bibliographie accompagne. Apparaîtrait en gras ceux que le commanditaire aura effectivement consulté. Afin de personnaliser la sélection, un système rudimentaire d&#8217;apprentissage retiendra les auteurs valorisés par l&#8217;Auteur par citation, pointage, confirmation, suppression définitive de la liste. Une liste noire pourrait contenir les noms à ne jamais mentionner. Une liste blanche ceux qu&#8217;il ne faut pas oublier : références incontestables ou simplement incontournables, auteurs à la notoriété grandissante, écrits des membres du jury pour un mémoire ou une thèse.</p>
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		<title>Art After Technology Dump#141 Instance 1</title>
		<link>http://www.the-dump.net/2008/06/21/art-after-technologie-dump141-instance-1</link>
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		<pubDate>Sat, 21 Jun 2008 08:53:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[done]]></category>
		<category><![CDATA[theory]]></category>

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		<description><![CDATA[La revue du MIT, Technology Review me demande pour son édition française, la rédaction d’un article sur LE FUTUR DE L’ART. L’occasion est trop belle pour ne pas passer à l’acte et rédiger une première version résumée du projet « dumpé » Art After Technology. Publié en version réduite dans le numéro 7 de juin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img id="image287" src="http://www.the-dump.net/wp-content/uploads/techreview.jpg" alt="Artt After Technology" /><br />
La revue du MIT, <em><strong>Technology Review</strong></em> me demande pour son édition française, la rédaction d’un article sur <strong>LE FUTUR DE L’ART</strong>. L’occasion est trop belle pour ne pas passer à l’acte et rédiger une première version résumée du projet « dumpé » <a href="http://the-dump.net/?p=213"><em>Art After Technology</em></a>.<br />
Publié en version réduite dans le numéro 7 de juin 2008 de la revue qui ne sera pas distribué pour des raisons économiques, voici un passage à l’acte qui retombe dans le compost du Dump.<br />
La version intégrale se retrouve sur mon site en attente d’un développement ultérieur voire d’une publication :<br />
<a href="http://www.moben.net/projetwords.php?id=114">L’art après la technologie</a></p>
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		<title>Projet de carrière d’artiste : commissaire</title>
		<link>http://www.the-dump.net/2007/09/30/projet-de-carriere-d%e2%80%99artiste-commissaire</link>
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		<pubDate>Sun, 30 Sep 2007 08:04:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[artists' career design]]></category>
		<category><![CDATA[critical fusion]]></category>
		<category><![CDATA[note]]></category>
		<category><![CDATA[theory]]></category>

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		<description><![CDATA[Players ; Daniel Buren, André Rouillé (paris-art.com) et bien d’autres André Rouillé en veut à Buren de redire combien le glissement du rôle du commissaire vers celui de l’artiste lui semble une usurpation de fonction. Seule l’artiste aurait la capacité d’endosser la fonction de commissaire car elle lui revient de droit. C’est dans son cœur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Players ; Daniel Buren, André Rouillé (paris-art.com) et bien d’autres</p>
<p>André Rouillé en veut à Buren de redire combien le glissement du rôle du commissaire vers celui de l’artiste lui semble une usurpation de fonction. Seule l’artiste aurait la capacité d’endosser la fonction de commissaire car elle lui revient de droit. C’est dans son cœur de métier. A.R. voit là une prétention extraordinaire de l’artiste qui ne voit pas la spécificité de l’art curatorial (au moins l’anglicisme permet d’échapper à la répétition en offrant une alternative mélodique sans connotation policière, néanmoins un rien chirurgicale). Il me semble clair que les deux ont raison : Buren pour avoir perçu et dénoncé la mutation, Rouillé pour dire qu’il faut en apprécier la portée. S’il y a débat c’est qu’en fait la conciliation des deux positions suppose l’appréhension d’un phénomène qui relève de ce que l’on pourrait appeler la &laquo;&nbsp;mutologie&nbsp;&raquo; quotidienne, l’observation de la dérive des plaques dont l’étude sémiotique s’impose.</p>
<p>Risquons des hypothèses qui faute d’être nouvelles méritent d’être énoncées:<br />
Causes et effets : il faudrait se demander si c’est la gangue curatoriale en pleine pulsion créatrice qui contiendrait, telle la chape de confinement du réacteur de Tchernobyl, la production artistique dans l’insignifiance; ou bien est-ce l’inconsistance de la production -dont se dégagent difficilement des tendances dignes des avant-gardes historiques- qui invite ou oblige les commissaires à chercher le sens au-delà de l’œuvre, à construire du discours sur de la matière inerte, à chercher la forme dans la glaise de la création de masse.<br />
<span id="more-248"></span><br />
L’inconsistance de l’art et son atomisation donnerait à la matière artistique la plasticité qui fait les grands media.</p>
<p>En fait, il est simplement difficile d’admettre que parfois, quand il devient auteur d’un discours qui dépasse la somme des parties, <em>le commissaire est un artiste comme les autres</em>. Que son medium est l’art, qu’il soit fait sous son impulsion – et l’on constatera que le plus souvent ce type d’exposition/installation regroupe des pièces produites pour l’occasion, sur commande- soit sous sa direction ou sa bénédiction. Il agit en cela à l’image du producteur hollywoodien vis-à-vis des scénaristes, des acteurs et du réalisateur-technicien (c’est l’appellation officielle du CNC par opposition à réalisateur-auteur).<br />
En se révoltant Buren défend la politique des auteurs, alors qu’il devrait applaudir à la naissance d’une nouvelle catégorie artistique. D’un autre côté, le commissaire-auteur devrait totalement assumer son rôle qui le ramène ou le hisse, dans la hiérarchie du pouvoir propre à la sphère artistique, au niveau des artistes. </p>
<p>On assiste actuellement à la valse des étiquettes qui mène le débat : récemment Sophie Calle invite Buren comme commissaire à la Biennale de Venise, et là le paradoxe ce n’est pas qu’un artiste devienne commissaire mais bien que ce soit un autre artiste qui le désigne comme tel. Peu après, risquant la confusion avec l’institution,  Hans-Ulrich Obrist et Stéphanie Moisdon exposent à leur tour, à la biennale de Lyon, non des artistes mais des commissaires. <em>Le commissaire est un medium comme les autres</em>.<br />
&laquo;&nbsp;Commissaire de commissaires&nbsp;&raquo; est probablement le sommet de la hiérarchie dans le questionnement sur le medium qui reprend soudain de l’actualité. Le médiateur médiatisé par son médiateur même. Délégation, distanciation, renonciation, indétermination, surdétermination, on en finira plus de gloser sur ce qui trahit plus une mutation esthétique qu’une incapacité à traiter le sujet. On imagine bien néanmoins qu’il sera difficile d’aller plus loin dans cette direction au risque de faire disparaître, à force de la faire glisser, la raison même de toute cette agitation autoréflexive : l’œuvre (n’ayons pas peur des mots).<br />
Et l’exposition, telle le couteau sans manche auquel il manque la lame, présentera un groupe de commissaires nus errant, coupe à la main, dans un cocktail interminable d’un vernissage-exposition visité par un public de commissaires en plein casting. </p>
<p>Une lame de fond vient de plus loin encore: celle qui considère que le matériau de la production, artistique, télévisuelle, médiatique n’est plus totalement contrôlé par l’auteur mais activé dans une situation écrite. La confusion vient de la <em>fusion</em> entre catégories, artiste/œuvre, commissaire/artiste dont on ne peut que se réjouir comme de toute transgression nouvelle pour peu que le jeu soit clair.<br />
L’expression la plus médiatique de cette évolution est fournie par la téléréalité qui nous entretient dans l’idée que les spectateurs sont des acteurs d’une nature différente, à la fois meilleurs et bien pires, à l’autonomie certes incontrôlable mais pas réellement imprévisible. Les auteurs créent du contexte, font de la programmation, définissent les règles, le cadre. Les exemples se multiplient de l’effacement orchestré des frontières entre fiction et réalité dépassant les prophéties situationnistes les plus alarmistes. La fiction est construite sur la base d’un réel en kit auquel il manquerait des pièces, la guerre est un spectacle de news aux titres 3D virevoltants, les messages frappent les tours et les esprits au vingt heures et l’audimat se compte en cadavres.</p>
<p>Si les medias exacerbés par l’explosion des technologies de communication ont facilité les mutations et les permutations, c’est qu’il y a une attente derrière ce glissement. Si l’artiste ne peut plus se contenter de produire un objet achevé offert à l’appréciation de l’humanité pour l’éternité, il peut exposer le sujet en situation en croyant à la dimension éclairante de la mise en scène. Ce que je nomme parfois <em><a href="http://www.the-dump.net/?p=332">fusion critique</a></em>. </p>
<p>projet <em>dumpé</em> <a href="http://the-dump.net/?p=120">Exhibition Publique  Art Reality Show [ARS]</a></p>
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		<title>Shouldn’t Be Made Art (SNBM Art)</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Mar 2007 11:10:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dump structure]]></category>
		<category><![CDATA[not sure]]></category>
		<category><![CDATA[theory]]></category>
		<category><![CDATA[writing]]></category>

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		<description><![CDATA[Évoquant la variante d’Hyper Potlatch, Florence Benayoun me dit : &#171;&#160;c’est horrible !&#160;&#187; Cette réaction met en évidence une des propriétés du concept art : Il est une différence significative, au niveau du concept, entre écrire un projet et le réaliser ; ou plutôt entre concevoir un projet qui se réalise dans sa description et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Évoquant la variante d’<a href="http://the-dump.net/?p=225">Hyper Potlatch</a>, Florence Benayoun me dit : &laquo;&nbsp;c’est horrible !&nbsp;&raquo;<br />
Cette réaction met en évidence une des propriétés du concept art : Il est une différence significative, au niveau du concept, entre écrire un projet et le réaliser ; ou plutôt entre concevoir un projet qui se réalise dans sa description et le concevoir en vue de sa réalisation physique. Au-delà de la difficulté de mise en œuvre, les moteurs symboliques dans les deux cas sont d’un ordre différent.<br />
Le &laquo;&nbsp;concept project&nbsp;&raquo; n’implique pas nécessairement, en l’absence de réalisation, l’expérience physique de l’œuvre. Il y a une différence entre proposer d’inviter les enfants du tiers monde à patiner sur la compression d’un hypermarché et de le faire vraiment. L’intérêt critique de la proposition s’efface devant sa réalisation.<br />
Le passage à l’acte, mise en œuvre littérale du concept, peut  être la meilleure manière d’annuler le potentiel critique comme le cynisme est détruit par son application politique.<br />
Le projet :<br />
Faire un catalogue d’œuvres qui dans l’histoire de l’art auraient gagné en intensité à rester au stade du concept, voire qui ont été dénaturées par la mise en œuvre.<br />
PS: Ceci n’enlève rien à l’intérêt de la compression d’hypermarché…</p>
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		<title>Pense Petit</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Mar 2007 09:28:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[artists' career design]]></category>
		<category><![CDATA[theory]]></category>

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		<description><![CDATA[Le &#171;&#160;pense petit&#160;&#187; est à la création et à l’œuvre de l’esprit en général ce que le &#171;&#160;gagne petit&#160;&#187; est à l’économie. Il ne faut pas confondre le gagne petit et le miséreux. Le &#171;&#160;gagne petit&#160;&#187; attache plus d’importance au fait de gagner qu’à ce qu’il gagne. Le gagne petit peut être riche s’il pratique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le &laquo;&nbsp;pense petit&nbsp;&raquo; est à la création et à l’œuvre de l’esprit en général ce que le &laquo;&nbsp;gagne petit&nbsp;&raquo; est à l’économie.<br />
Il ne faut pas confondre le gagne petit et le miséreux. Le &laquo;&nbsp;gagne petit&nbsp;&raquo; attache plus d’importance au fait de gagner qu’à ce qu’il gagne. Le gagne petit peut être riche s’il pratique souvent. Le pense petit peut écrire ou produire beaucoup s’il s’y attèle avec persévérance. On dit alors qu’il est laborieux. Une tendance récente dans l’histoire de l’art attache une importance inattendue à la pratique qui consiste à réduire l’ambition du projet très en deçà des limites de l’aisément atteignable. Là où personne avant n’avait pensé à placer la barre : tellement bas qu’on ne peut, en passant dessous, la franchir qu’en rampant.<br />
Ceci est donc un projet de carrière d’artiste : Placer la barre le plus bas possible (au propre comme au figuré) de manière à pouvoir la franchir par en dessous sans la toucher, et toucher alors un public avide de performances vaines.<br />
Suivre un régime strict qui permette d’améliorer constamment sa performance.</p>
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		<title>L&#8217;essence de l&#8217;Art contemporain</title>
		<link>http://www.the-dump.net/2007/03/08/lessence-de-lart-contemporain</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Mar 2007 07:52:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[Augmented Reality]]></category>
		<category><![CDATA[art-merchandising]]></category>
		<category><![CDATA[theory]]></category>

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		<description><![CDATA[Players : Delphine Fabbri-Lawson Les esprits les plus sensés ont compris depuis longtemps qu’il importe peu de produire une œuvre significative, voire d’explorer des sentiers en friche, il est en revanche primordial de « faire art contemporain » comme le rappelait fort à propos un commissaire du centre Pompidou. On ne mesure jamais assez la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img id="image211" src="http://the-dump.net/http://www.the-dump.net/wp-content/uploads/whitebox2s.jpg" alt="White Box" /></p>
<p>Players : Delphine Fabbri-Lawson</p>
<p>Les esprits les plus sensés ont compris depuis longtemps qu’il importe peu de produire une œuvre significative, voire d’explorer des sentiers en friche, il est en revanche primordial de « <em>faire</em> art contemporain » comme le rappelait fort à propos un commissaire du centre Pompidou.  On ne mesure jamais assez la portée de cette réflexion. La reconnaissance est la base de l’acceptation par le milieu, elle passe donc par la production des signes minima de respect de la norme implicite. Inutile alors de s’étonner de réactions de rejet qui relèvent non du rationnel mais de la nécessité de protéger tout ou partie des règles qui définissent le cadre institué dans lequel l’art peut se mouvoir en toute quiétude.<br />
Il importe alors d’identifier les propriétés limites de ces signes extérieurs de contemporanéité qui font qu’immédiatement un critique, un commissaire ou un collectionneur se sente en terrain connu avec juste ce qu’il faut de frisson pour entrevoir un danger possible, certes existant mais qui ne saurait atteindre ni le corps ni l’esprit de celui qui le pressent.<br />
Parmi ces attributs légitimant, certains traits constituent une forme de permanence qui leur octroie une pertinence durable.<br />
Dans un autre registre, l’usage en agroalimentaire des aromes, qui conforte le consommateur dans l’idée que ce qu’il mange contient de la fraise authentique, fraichement cueille avec cet indéniable gout de terroir qui caractérise le produit de culture biologique de bon aloi, est de cet ordre.<br />
Je propose de rechercher l’équivalent artistique et d’en faire l’œuvre, d’atteindre ainsi l’essence de l’art contemporain.</p>
<p>Parmi les huiles essentielles de l’art contemporain, j’écarte d’emblée le parfum de l’huile de lin. Avec la térébenthine il marque trop l’exposition des années cinquante pour donner ce fumet actuel qui doit affecter toute tradition durable. L’odeur de peinture vinylique qui caractérise la <em>white box</em> fraichement rénovée est plus discrète et plus indéniablement présente dans les vernissages de bon ton. </p>
<p>L&#8217;huile essentielle &laquo;&nbsp;Art Contemporain&nbsp;&raquo;, pourra être distribuée en flacon de petite taille, au design ascétique, dans les boutiques des musées, ou mieux, chez les revendeurs de fournitures pour artistes.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Art sans gravité (Virtually Revisited Art, VRA)</title>
		<link>http://www.the-dump.net/2007/02/21/lart-sans-gravite</link>
		<comments>http://www.the-dump.net/2007/02/21/lart-sans-gravite#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 21 Feb 2007 11:26:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>moben</dc:creator>
				<category><![CDATA[Virtually Revisted Art (VRA)]]></category>
		<category><![CDATA[artists' career design]]></category>
		<category><![CDATA[interactive installation]]></category>
		<category><![CDATA[questions]]></category>
		<category><![CDATA[recycling]]></category>
		<category><![CDATA[theory]]></category>

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		<description><![CDATA[Même si elles témoignent d’un processus relativement continu bien qu’apparemment chaotique, les mutations telluriques de l’art au 20ème siècle sont marquées par des moments d’irruption dont chacun correspond à la remise en cause plus ou moins radicale d’un ou plusieurs acquis esthétiques. C’est ainsi que se déplacent les frontières d’un espace de liberté que l’artiste [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Même si elles témoignent d’un processus relativement continu bien qu’apparemment chaotique, les mutations telluriques de l’art au 20ème siècle sont marquées par des moments d’irruption dont chacun correspond à la remise en cause plus ou moins radicale d’un ou plusieurs acquis esthétiques. C’est ainsi que se déplacent les frontières d’un espace de liberté que l’artiste semble vouloir élargir, probablement plus par soucis d’y trouver un terrain constructible que par revendication corporative.<br />
<span id="more-197"></span><br />
A chacun des ces moments d’émergences correspond un questionnement. Le produit reste en effet souvent au stade la question/remise en cause, témoignant plutôt que profitant totalement de liberté nouvellement acquise, ce qui sera le privilège des suiveurs qui s’engouffrent promptement dans la brèche. Ce sont en effet les médias de communication de masse, presse, publicité, télévision, qui récupèrent cette liberté, n’en conservant le plus souvent que les traits qui vaudraient ailleurs pour signature, plus que la dimension questionnante voire provocatrice. </p>
<p>Picasso, Duchamp, Mondrian, Pollock, Warhol, Buren, Kosuth&#8230;</p>
<p>Deux questions à l’origine du projet:</p>
<p>Que donnerait leur action transposée, formellement, dans un contexte qui change totalement la donne physique, et esthétique ?</p>
<p>Quel serait l’équivalent non plus formel mais esthétique de chacun de ces questionnements ?</p>
<p>Le Projet :<br />
Il consiste à transposer dans l’univers de la réalité virtuelle le travail d’un artiste. Il s’agit en fait d’une double transposition, formelle et esthétique. Ce sera l’occasion d’interroger les propriétés des espaces de substitutions dans leur capacité à absorber ou rejeter le questionnement artistique dans ses variations historiques.</p>
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