Archive pour la catĂ©gorie ‘curating’

Hole in Memory

Vendredi 26 septembre 2008

Players: Libération, Maria-Grazia Mattei, Triennale de Milan

Telectroscope
Le site de Liberation, image de l’installation Telectroscope de Paul St Georges

Un article 28 mai 2008 du quotidien LibĂ©ration titrait « Un Tunnel sous l’Atlantique », une Ĺ“uvre spectaculaire qui permettait aux citoyens Londoniens de communiquer avec leurs homologues amĂ©ricains. L’article Ă©tait ainsi libellĂ© :
« Un tunnel sous l’Atlantique
Un tunnel entre New York et Londres, qui «permet aux gens de se voir à travers la Terre, de manière miraculeuse», selon l’artiste anglais Paul St George, auteur de cette installation vidéo…»

Mon premier rĂ©flexe fut d’envoyer Ă  la rĂ©daction de LibĂ©ration la copie de l’article qu’ils publiaient le 24 septembre 1995 « Paris-MontrĂ©al : le Tunnel assure la liaison permanente » qui prĂ©sentait « Le Tunnel sous l’Atlantique, un « Ă©vĂ©nement tĂ©lĂ©virtuel » conçu par l’artiste français Maurice Benayoun ».

Tunnel under the Atlantic Liberation
Article de Libération du 24 septembre 1995, de Miriam Rosen sur le Tunnel Sous l’Atlantique de M.B.
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La Station bleue

Samedi 13 septembre 2008

Franklin Roosevelt

Paris, métro ligne 1. La station Franklin Roosevelt est en travaux sous les Champs Élysées. Considérée par beaucoup, lors de sa rénovation dans les années cinquante, comme la plus belle station du monde, elle était avec le temps devenue le témoignage le plus authentique de la capacité de la modernité à atteindre la désuétude la plus accomplie.

En 1999, avec Jean Nouvel, nous avions gagné le concours architectural pour sa renaissance. A l’époque nous avons conçu la Station Bleue. La station entière transformée en un monochrome IKB. Tout était bleu, y compris le carrelage « métro », le sol, le mobilier mais aussi la lumière éclairant la voie, le cœur mal-aimé des stations.
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Bidons

Mercredi 23 juillet 2008

Bidons Art C

Dans une ancienne décharge, une carrière, des bidons comme stockés là clandestinement. À l’abri des regards et loin de tout lieu habité. Dessus : Art Contemporain et le pictogramme « bio hazard ».

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Museum of Post-Contemporary Art (MuPCA)

Dimanche 6 juillet 2008

MuPCA

Paris est une ville qui semble croire à un déterminisme calendaire qui affecterait l’histoire de l’art et plus encore l’architecture de sa conservation. Orsay: un musée du XIXème siècle, le Centre Pompidou: un Musée du XXème siècle consacré au modernisme et au postmodernisme. On comprend alors que ce découpage cristallise une vision segmentée de l’histoire de l’art qui trancherait par siècle.
L’évidence s’impose de la nĂ©cessitĂ© d’un lieu dĂ©diĂ© Ă  la monstration et la conservation du post-contemporain que par facilitĂ© nous appellerons le MusĂ©e du XXIème siècle. Entre temps la question de la conservation de la crĂ©ation faisant appel aux nouveaux mĂ©dias, rĂ©putĂ©e dĂ©matĂ©rialisĂ©e mais profondĂ©ment techno-dĂ©pendante, rĂ©solument rĂ©sistante Ă  la rĂ©ification -et donc aux transactions financières – mais dont on sait, et ce projet tente d’anticiper le phĂ©nomène, qu’à l’image de celle qui l’a prĂ©cĂ©dĂ©e, elle sera absorbĂ©e par l’histoire de l’art qui ne refuse aucun objet quelle qu’en soit la forme, la cause ou l’effet pour peu qu’il fasse Ă©cole. Ce n’est plus Ă  dĂ©montrer.

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Un Musée de commissaires (Museum of Curators)

Mercredi 2 juillet 2008

Museum of Curators
La fin du vingtième siècle a consacrĂ© le commissaire en le plaçant au sommet de la pyramide artistique. Si le glissement de statut l’a progressivement transformĂ© en auteur, puis en artiste, je propose d’aller jusqu’au bout de la logique historique et de crĂ©er, au vingt-et-unième siècle, le premier musĂ©e de commissaires. C’est lĂ  que l’on pourra dĂ©couvrir une collection complète des actes curatoriaux majeurs de ces 30 dernières annĂ©es sous forme de documentation, mais aussi parfois de reconstruction Ă  l’identique ou encore de maquette d’expositions qui ont marquĂ© l’histoire de l’art contemporain.
Une variante de ce projet pourrait faciliter la reconstitution en supprimant de l’exposition tous les Ă©lĂ©ments potentiellement revendiquĂ©s par des artistes (toiles, sculptures, installations, vidĂ©os, et.) en ne conservant de leur prĂ©sence dans le dispositif originel que le cadre de poussière laissĂ©e sur le mur, le ronronnement du projecteur vidĂ©o, la trace au sol de la sculpture en fonte Ă©crasant la moquette. Cette approche prĂ©senterait le double avantage de rĂ©duire les frais de prĂ©sentation (assurances, transport, location d’Ĺ“uvre) et de ne donner Ă  voir que la matĂ©rialitĂ© de ce qui fait le geste curatorial: le fil sĂ©mantique et spatial qui relie des fragments de sens en dĂ©shĂ©rence.

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Les Yeux crevés

Mercredi 20 décembre 2006

Durant ses cours à la Sorbonne, Bernard Teyssèdre aimait à dire que les plasticiens devraient fuir l’évidence, car elle crève les yeux.
C’est là un des précieux paradoxes qu’il faudrait questionner (torturer jusqu’à ce qu’il parle, quoi qu’il ait à dire, ou qu’il se taise pour toujours).

A supposer que l’artiste ait pour mission d’ouvrir les yeux, les siens tout d’abord pour mieux voir le monde, ceux des autres ensuite pour qu’ils voient ce qu’il a vu.
Traquer l’évidence est bien alors dĂ©voiler ce qu’elle masque, ce que cache Ă  nos yeux ce que l’on croit savoir. Lire le reste de cet article »

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SASed Art, Secured Automatic Selection

Dimanche 17 décembre 2006

SASed Art

Les galeries doivent assumer leur fonction et optimiser le commerce de l’art.
Le SASed Art fait appel au dispositif à double porte (SAS en français) que l’on trouve à l’entrée des banques. Pour entrer dans la galerie, on introduit sa carte de crédit, le dispositif vérifie que le compte est suffisamment approvisionné pour permettre l’éventuelle acquisition de l’œuvre exposée.
Seuls les visiteurs solvables peuvent découvrir l’objet de l’exposition qui reste masqué aux yeux des spectateurs de la vitrine.

Pour survivre, certaines formes d’art doivent rester un privilège jaloux.

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Exhibition Publique

Mercredi 13 décembre 2006

Art Reality Show [ARS]

Come back 2003

Un projet qui n’a pas vu le jour, trouve toujours sa place à la décharge:
Celui-ci, qui me revient ce matin, l’a probablement bien mérité.

[ARS] n’est pas une parodie de Reality Show. C’est un Reality Show. Il procède de ce que j’appelle la « fusion critique » (juste après la masse critique), oĂą fiction et rĂ©alitĂ© fusionnent dans des situations critiques pour donner Ă  comprendre, oĂą du moins Ă  interprĂ©ter sans refuser le plaisir, la distance, l’autonomie et oĂą l’audimarket sert l’interprĂ©tation plus que l’exclusion, la diversion plus que le divertissement.

« 24h oĂą les composantes de l’art s’expriment sous haute surveillance. Chaque acteur du monde de l’art jouit pour 24h d’une pièce de la Friche – La Belle de Mai, d’un espace de visibilitĂ© totale. Il esquive ou s’expose au regard permanent des Internautes, en toute libertĂ©, mais sous contrat. Chaque participant peu Ă  son tour inviter la ou les personnes de son choix, sans limite de nombre mais une seule Ă  la fois, qui partageront ses 24 d’intimitĂ© surveillĂ©e… »

exhibition-publique.net

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Art After Museum (AME)

Mardi 5 décembre 2006

Mon premier projet touchant au virtuel était la proposition d’un musée d’après le musée (l’Après Musée explorable, AME). Un lieu d’exposition, un espace d’être pour ce qui n’a pas de raison d’être dans l’espace physique.

Ce projet prend avec le temps – il date de 1993 – une signification accrue comme si l’histoire lui donnait raison. Un espace oĂą chaque donnĂ©e refuserait de l’être. Qu’est-ce qu’un travail in situ, si les contraintes de la physique, de l’immobilier, de la matière, les contraintes sociales comme les contingences esthĂ©tiques, les expectations sensorielles comme les clichĂ©s fantasmatiques Ă©taient dĂ©-jouables?

Découvrant combien il était difficile de rendre intelligibles les propositions qui ne sont pas nécessairement fondées sur la répétition, de l’ordre de celles qui s’efforceraient de réinventer non pas la forme mais le contexte, non pas le langage mais l’air qui permet de propager son expression, AME est de cet ordre qui présuppose qu’il faille créer le contexte pour prendre d’autres formes, pour exprimer encore la même incapacité à formuler définitivement.

Le contexte pour dire la situation.
La situation pour dire la fusion/confusion entre la représentation et l’exercice illicite, non autorisé, de l’existence, qui renforce son autonomie en découvrant l’ampleur de ses limites.

AME est un projet que je dépose maintenant dans le Dump parce qu’il est suffisamment à point (mûr) pour que sa mise en œuvre infiltre les pratiques sans que son nom n’ait à faire le chemin.

Le projet initial en français

The original project in English

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