Archive pour mars 2007

Shouldn’t Be Made Art (SNBM Art)

Dimanche 18 mars 2007

Évoquant la variante d’Hyper Potlatch, Florence Benayoun me dit : « c’est horrible ! »
Cette réaction met en évidence une des propriétés du concept art : Il est une différence significative, au niveau du concept, entre écrire un projet et le réaliser ; ou plutôt entre concevoir un projet qui se réalise dans sa description et le concevoir en vue de sa réalisation physique. Au-delà de la difficulté de mise en œuvre, les moteurs symboliques dans les deux cas sont d’un ordre différent.
Le « concept project » n’implique pas nécessairement, en l’absence de réalisation, l’expérience physique de l’œuvre. Il y a une différence entre proposer d’inviter les enfants du tiers monde à patiner sur la compression d’un hypermarché et de le faire vraiment. L’intérêt critique de la proposition s’efface devant sa réalisation.
Le passage à l’acte, mise en œuvre littérale du concept, peut être la meilleure manière d’annuler le potentiel critique comme le cynisme est détruit par son application politique.
Le projet :
Faire un catalogue d’œuvres qui dans l’histoire de l’art auraient gagné en intensité à rester au stade du concept, voire qui ont été dénaturées par la mise en œuvre.
PS: Ceci n’enlève rien à l’intérêt de la compression d’hypermarché…

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Hyper Potlatch

Samedi 17 mars 2007

Hyper Potlatch

Réaliser, pour achever le projet nouveau réaliste et le transcender dans sa dimension urbaine et sociale, la compression d’un hypermarché.
L’hypermarché Carrefour de Garges-Lès-Gonesse qui alimenta la poésie de mon adolescence transformé en une galette recouverte d’une épaisse couche vitrifiante.
La surface résultante, d’une transparence et d’une brillance parfaite conservera pour les temps futurs le témoignage d’une abondance au détail.

Vu la surface ainsi dégagée il conviendrait de lui donner une fonction:

Une patinoire pour les enfants du quartier.
Une variante pourrait être d’inviter les enfants des pays pauvres (« émergents », en « accession à la richesse »…) à venir patiner gratuitement.

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Pense Petit

Samedi 17 mars 2007

Le « pense petit » est à la création et à l’œuvre de l’esprit en général ce que le « gagne petit » est à l’économie.
Il ne faut pas confondre le gagne petit et le miséreux. Le « gagne petit » attache plus d’importance au fait de gagner qu’à ce qu’il gagne. Le gagne petit peut être riche s’il pratique souvent. Le pense petit peut écrire ou produire beaucoup s’il s’y attèle avec persévérance. On dit alors qu’il est laborieux. Une tendance récente dans l’histoire de l’art attache une importance inattendue à la pratique qui consiste à réduire l’ambition du projet très en deçà des limites de l’aisément atteignable. Là où personne avant n’avait pensé à placer la barre : tellement bas qu’on ne peut, en passant dessous, la franchir qu’en rampant.
Ceci est donc un projet de carrière d’artiste : Placer la barre le plus bas possible (au propre comme au figuré) de manière à pouvoir la franchir par en dessous sans la toucher, et toucher alors un public avide de performances vaines.
Suivre un régime strict qui permette d’améliorer constamment sa performance.

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Épargne Retraite de la créativité

Samedi 17 mars 2007

De nombreuses études (que bien entendu je n’ai pas lues) tentent d’établir des courbes de la créativité. On y observe que celle-ci se réduit avec l’âge. Faut-il considérer le Dump et toute pratique équivalente comme une épargne retraite de la créativité ?
Toujours ça qui échappera aux fonds de pension.

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Eleate Music (Liminal Art)

Samedi 17 mars 2007

Le Liminal n’est pas le propre des arts visuels. Le même projet (Eleate Painting) est applicable à la musique, dont la texture (cf. Granular Synthesis) peut laisser supposer l’émergence de formes qui tardent à s’offrir, comme un éternel renoncement à se laisser appréhender, un jeu de cache-cache entre le récepteur et la matière sonore laissant le cerveau faire le guet en vain à la porte définitivement entrouverte du discernement.

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Eleate Painting (Liminal Art)

Samedi 17 mars 2007

Que serait une forme qui n’en finirait plus de tenter d’émerger de l’indéterminé ?
Une matière, une image dont les contours, en perpétuelle quête d’apparition, resteraient toujours un pas en deçà de l’identifiable et du reconnaissable.
De l’in-formation inachevée, de la virtualité en mal d’actualisation. La mise en scène du devenir dans son perpétuel inaccomplissement.
Une œuvre qui refuse perpétuellement de se donner, en restant au stade de la promesse ne peut qu’exploiter la frustration comme stratégie de séduction.
Le projet contiendrait par nature un véritable pouvoir de fascination. Le cerveau tout près de l’intelligible ne peut se résoudre à renoncer de renouer les fils mouvants du sens.

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Inside Out

Dimanche 11 mars 2007

Inside Out

In the urban texture, the traveling areas between public and private, individual and collective, inside and outside are rarely bare of ambiguity. The city is the result of this unstable balance.
The project consists in materialising the overflow to change the territory in a fluid texture. Beginning from the window frames of the building, fabric tubes, shaped rectangular will continue the assumed inside volumes. These tubes are maintained in the urban area and airborne by powerful wind tunnels. They vibrate in this artificial wind as kept under the vertigo of an illegitimate status, heedless usurpation of public spaces.

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Art after Technology

Vendredi 9 mars 2007

Art after Technology

Write a book about art after technology. Technologies have become part of our daily life. Nothing new anymore! The relation to our environment, communication, consumerism, entertainment, stock exchange, writing, painting, loving… everything has been altered in a way that will take time to figure out.

And now what?
Artists can use or not, take into account or avoid, talk about or superbly ignore the digital flooding but they all will be wet for ever.
And, even if the neo-luddist next generation decides to opt for a digi-free world, it will smell a little bit.

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L’essence de l’Art contemporain

Jeudi 8 mars 2007

White Box

Players: Delphine Fabbri-Lawson, Jean Corréard

Most of the sensible minds have understood, since now long, that there is no reason to produce significant artwork nor explore virgin territories. It is a fundamental fact: it has to « be like contemporary art »…as reminded us utterly relevantly the Pompidou’s curator. One never measures the reach of this consideration. Recognition is the basis for environment espousal; therefore it goes through the production of indications, minimum of the respect of implicit norm. No use, in this case, to be surprised by the rejection that does not increase amongst rational but amongst the necessity of protecting all or part of the rules that define the instituted frame in which art can move in peace.
Then, one has to identify the bound properties of these contemporaneous external signs, these that immediately show to a critic, a curator or a collector they are in known ground, with just enough thrill to foresee a possible danger, maybe true, but that could not reach the body or mind of the one who feels it.
Between these legitimizing attributes, certain characteristics constitute permanent forms that lead them to lasting relevance.

Otherwise, the use of flavor in agribusiness that comfort the consumer, making him sure he is eating genuine strawberry freshly picked, tasting land, assuming the biological cultured tag, is also of this order.

The project is to seek, for the equivalent artwork, to reach the essence of contemporary art.
Amongst the essential oils of contemporary art, I immediately put away the linseed oil fragrance…the turpentine is way too much linked to the fifty’s exhibitions to give this contemporary scent that wants to affect all lasting tradition. The smell of vinyl paint that defines the freshly done up white box is discrete and undeniably present in all the well off private views.

The “Contemporary Art” essential oil will have the possibility to be distributed in small sized bottles, ascetic design, in museum shops…or better, in the artist’s furniture shop.

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Hint 2637

Lundi 5 mars 2007

hints2637cs.jpg

Chercher des preuves.

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