28 mars 2008

player : Abaqus BioRID II
Un mannequin de synthèse pour simuler les tests d’impact dans un accident automobile produit par le “Global Human Body Model Consortium”. Le simulacre d’un substitut. Le mannequin physique permet d’effectuer la mĂŞme opĂ©ration supposant qu’en situation d’accident, le libre arbitre est neutralisĂ©. Dans une telle situation la prĂ©sence d’un cerveau dans le corps et la capacitĂ© de commander des fonctions musculaires sont rĂ©putĂ©es indiffĂ©rentes. Il serait excessif d’en dĂ©duire que le cerveau nous est inutile dans une situation qui met en cause la survie en Ă©branlant nos capacitĂ©s de dĂ©cision par surcharge cinĂ©tique ou Ă©motionnelle.
Quand verrons-nous un mannequin de synthèse simuler l’émotion esthétique?
Imaginons-le déambulant dans un grand musée, le comportement et la gestuelle perturbés d’une manière variant en fonction du tableau ou de l’objet artistique livré à son appréciation. Deux indices comportementaux trahiraient cette affection : l’expression faciale et la posture corporelle. Le mannequin de synthèse serait ainsi soit distordu par le douloureux plaisir d’une émotion intense soit littéralement projeté sur la toile occupant la cimaise opposée, imprimant l’empreinte de son corps, soudainement affecté de propriétés que l’on nomme en termes techniques « détection de collision ». L’impact émotionnel qui affecte l’intérieur neutralisé du spectateur virtuel serait alors confronté à l’impact physique du corps sur une toile dont le seul tort serait de partager l’espace avec une œuvre (trop) forte, voire d’accepter passivement la confrontation littérale, même si pour l’œuvre ainsi déformée, il est clair que l’expression débordante du corps du visiteur est un moindre mal comparé à l’indifférence de sa pensée, même si par l’absence d’impact cette dernière laisse au moins la place au doute.
Publié critical fusion, body art | Aucun commentaire »

Loading ...
19 mars 2008

Player : Raymonde Moulin, Le Marché de l’art
La sauvegarde de la rareté est, selon Raymonde Moulin, la condition nécessaire de l’acceptation par le marché de l’art. Il est en effet remarquable de voir comment la conscience de la rareté affecte le regard autant que le marché.
Afin de débarrasser le sujet de toute dimension symbolique choisissons un matériau avant qu’il ne s’informe et non un objet. Prenons le plus banal. Débarrassons-le des propriétés qui le rendent nécessaire à notre survie. Oublions qu’il constitue plus de 80% de notre corps. Bref intéressons nous uniquement à ses propriétés esthétiques.
L’eau constitue le parfait candidat. Imaginons l’eau sans soif, l’eau affectĂ©e de la raretĂ© du diamant. On redĂ©couvre alors sa transparence, sa puretĂ©, plus ou moins grande, ses propriĂ©tĂ©s dynamiques exceptionnelles. Ses propriĂ©tĂ©s optiques Ă©tonnantes, diffraction et rĂ©fraction qui crĂ©ent reflets et distorsions, font de l’eau Ă l’état aqueux un non-objet Ă la plasticitĂ© paradoxale, qui prend la forme de tout les contenants mais ne la conserve qu’avec la complicitĂ© de la pesanteur. Lire la suite de cet article »
Publié space art, Liminal Art | Aucun commentaire »

Loading ...
16 mars 2008

Plus que jamais la communication autour de la chose apparait comme la clef de lecture du projet. L’affiche de lancement de la nouvelle scénographie de l’Arc de Triomphe se devait de permettre une lecture rapide de l’enjeu : questionner le symbole, faire pencher une symbolique oscillante de sa polarité militaire vers son potentiel pacifique. C’était tout l’objet de l’installation permanente : traiter du monument comme sujet en interrogeant sa monumentalité, ses références, son origine, ses stases symboliques, mais aussi sa fonction, rare, de monument exclusivement symbolique : un monument national, représentant la nation, mais au travers du filtre de la guerre. Et de là , confronter le monument à la réalité d’une période, la nôtre, qui privilégie les valeurs de paix pour en avoir fait son ecosystème pendant maintenant plus de soixante ans.
Quand j’ai su qu’il était question d’envahir par l’affiche la Concorde, l’occasion était trop belle et j’ai proposé, outrepassant mon rôle en touchant à la communication, deux affiches dont j’imaginais qu’elles se feraient face, séparés par les rails, sur les quais opposés de la station « Concorde », la bien nommée de la ligne 1. Bien entendu l’histoire en a décidé autrement, l’anglais pour « WAR » faisait problème, m’a-t-on dit. Mais il reste le thème qui hantera désormais le monument et sa communication, témoin d’un doute qui n’était pas dans l’intention, mais qui transpire désormais dans les aléas de la mission du monument national: « entre guerre et paix ».
Publié urban art, critical fusion, architecture | Aucun commentaire »

Loading ...
16 mars 2008

player: Lola Duval
A s’interroger sur la valeur et la pertinence symbolique d’un monument construit en une période historique particulièrement guerrière, on en vient à peser le rapport entre la masse et le symbole, le triomphe à la tonne. Il importe de ne pas occulter les témoignages de l’histoire pour la rendre plus lisible mais aussi pour donner à comprendre les renversements qui font que la planète (touristes du monde, plus que citoyens) piétine d’aise les retours militaires triomphants, devenus fort heureusement un hommage définitif aux victimes anonymes car on l’avait compris, on ne triomphe pas d’une guerre, on y survit.
Le projet est ici de crĂ©er un Arc des FĂŞtes, loin de la porte sans mur et sans battant que l’on franchit la tĂŞte haute, celui-ci ne serait en rien un obstacle au regard, le contraire d’un lieu phare, landmark qui identifie fièrement les carrefours urbains, plutĂ´t une absence, un monument en creux, peut-ĂŞtre pour rendre hommage aux absents anonymes et involontaires, qui pour n’avoir pas Ă©tĂ© de ceux qui partaient dĂ©fendre la rĂ©volution en 1792 sur les pas de la Marseillaise de Rude, n’en sont pas moins morts, par dĂ©faut ou par hasard, qui restent la majoritĂ© anonyme et dĂ©finitivement silencieuse des guerres passĂ©es prĂ©sentes et Ă venir.
Le lieu se veut festif, car tout moment que l’on passe à faire la fête est un moment que l’on ne passe pas en guerre.
Publié urban art, critical fusion, architecture | Aucun commentaire »

Loading ...
8 mars 2008
Pour le préserver des rigueurs de conservateurs du patrimoine par trop zélés, je suggérais récemment à un responsable du Centre des Monuments Nationaux de faire inscrire au fronton de l’Hôtel de Sully, siège du CMN, la devise suivante :
Le CONSERVATISME est au CONSERVATEUR
ce que l’AUTISME est à l’AUTEUR
Comme il est peu probable qu’il passe à l’acte, et même que la démarche ait un effet quelconque sur ceux qui ne sauraient se sentir concernés, ce petit projet de devise finit au Dump, come il se doit.
Publié Non classĂ©, architecture, motto, heritage | Aucun commentaire »

Loading ...
8 mars 2008

Les expériences récentes, passant par l’Abbaye de Fontevraud dont je réalisais en 2000 le parcours multimédia, et l’Arc de Triomphe, dont nous venons avec Christophe Girault, de réaliser l’installation permanente, m’ont permis de découvrir la puissance des forces de conservation où intelligence et savoir faire se concentrent sur la négation du devenir, et la préservation de la pierre de toute présence organique réputée néfaste à la Mission.
Lire la suite de cet article »
Publié architecture, motto, heritage | Aucun commentaire »

Loading ...
16 décembre 2007

Players: Jean-Jacques Gay, Vincent Allain, Eesi
Réalisation et exposition de l’instance 1 de Dump by the Metre dans le cadre de l’exposition :
Des Grandes Questions à la Décharge (from the Big Questions to the-dump.net)
10 janvier – 8 février 2008
Ecole des Beaux Arts de Poitiers
10 installations de Maurice Benayoun (1994-2008).
Ecole Européenne Supérieure de l’Image
site de l’Eesi
Publié art-merchandising, Wallpaper, installation, Business Model, done | Aucun commentaire »

Loading ...
16 décembre 2007

Players: Jean-Jacques Gay, Vincent Allain, Eesi
Réalisation et exposition de l’instance 3 de Blind Love Ready Made dans le cadre de l’exposition :
Des Grandes Questions à la Décharge (from the Big Questions to the-dump.net)
10 janvier – 8 février 2008
Ecole des Beaux Arts de Poitiers
10 installations de Maurice Benayoun (1994-2008).
Ecole Européenne Supérieure de l’Image
site de l’Eesi
Publié ready made, video, done | Aucun commentaire »

Loading ...
16 décembre 2007

players : Delphine Fabbri-Lawson, Florent di Bartolo
Premier projet du Dump réalisé et exposé. La question reste de savoir si, avec la concrétisation de cette instance, Falling Pixels peut rester dans le Dump. Une réponse peut être que c’est justement ce qui permet de continuer à le décliner.
Exposé du 24 octobre au 3 novembre
Ancien Musée de peinture
Grenoble, France
Manifestation Zone IP
Organisation : Fluid Image
Commissaire : Delphine Fabbri-Lawson
Montage : Florent di Bartolo
site web Zone IP
Publié installation, video, done | Aucun commentaire »

Loading ...
16 décembre 2007
players : Delphine Fabbri-Lawson, Jean-Jacques Gay
Dans la logique du Dump il est inévitable que certains projets passent du concept à l’acte, soit qu’un visiteur s’approprie comme le projet l’encourage de le faire sa trouvaille du jour, soit qu’un curateur bien intentionné souhaite voir la chose matérialisée.
Le changement d’état que suppose la réalisation d’un projet voué par son placement à la décomposition, lente et fertile, pose la question de l’interprétation (au sens que l’on donne au terme en musique), de la duplication, de la multiplication (le multiple à l’ère de l’hyperconnectivité), de la signature, de la désignation etc. bref tout ce à quoi le Dump cherche de manière un peu lâche il est vrai, à échapper.
Il convient donc, avec des demandes qui se multiplient, de traiter la question.
Je propose trois cadres aux bords flous pour définir la relation entre l’interprète, l’interprétation et le Dump.
1- Un visiteur interpelé par un concept se propose de faire un travail inspiré ou démarqué du projet initial et ce faisant de l’intégrer totalement à sa pratique :
Dans ce cas, aucune mention particulière n’est requise et le dit visiteur est totalement libre de son action qu’il peut signer à loisir. C’est bien le destin de tout objet abandonné à la décharge.
2- Un artiste souhaite produire et réaliser une interprétation d’un projet du Dump en intégrant l’origine du projet dans son acte :
Je propose que dans ce cas le titre soit toujours construit de la même manière :
Titre du projet Dump #XXX Instance XXX
Le numéro de l’instance est fixé arbitrairement vu qu’il est difficile de dénombrer celles qui sont déjà réalisée en cours de réalisation.
L’artiste interprète signe le résultat.
3- Un commissaire d’exposition demande à l’auteur de réaliser un des projets chinés dans le Dump.
Le titrage suit la mĂŞme logique que dans le cas 2.
L’auteur signe le rĂ©sultat. (Je prĂ©cise “l’auteur” car cette règle est applicable Ă l’Opendump.org oĂą les auteurs sont multiples)
Le cartel contient le détail de la page du Dump constituant le concept original.
Publié Dump structure, done | 2 commentaires »

Loading ...